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Quelles sont les étapes de la vie mystique selon Thérèse d’Avila ?

© MADRID11 CC
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La pire des misères pour sainte Thérèse d’Avila, c’est de vivre sans Dieu.

• 1.
Au terme de son parcours spirituel, Thérèse d’Avila écrit le Livre des demeures où elle compare notre âme – où habite Dieu – à un château. Les premières demeures correspondent à l’entrée dans la vie spirituelle et elles sont le fondement de tout ce qui va suivre. Elle s’appuie particulièrement sur quatre citations bibliques : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » (Jean 14,2), qui évoquent selon elle ce « château intérieur ». « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Jean 14,23) qui est comme un résumé de l’itinéraire spirituel qu’elle décrit. « Dieu trouve ses délices parmi les enfants des hommes » (Proverbes 8,31), qui montre que nous sommes le paradis de Dieu. Et « Faisons l’homme à notre image, comme à notre ressemblance » (Genèse 1,26) qui est l’attestation que nous sommes créés pour aimer comme Dieu aime, puisque Dieu est amour. La volonté de Dieu est de nous donner d’aimer comme il aime.

• 2.
Les premières demeures sont le porche de l’entrée dans la vie spirituelle. On le franchit en se décidant à chercher Dieu en nous, à s’appuyer sur lui, car la pire des misères pour sainte Thérèse d’Avila, c’est de vivre sans Dieu ou même d’imaginer que l’on peut faire le bien sans Dieu. Les quatre fruits des premières demeures, qui vont mûrir tout au long de notre chemin spirituel sont la liberté, l’humilité, le détachement et surtout la charité qui en est aussi le terme et l’accomplissement. Les deuxième, troisième et quatrième demeures vont permettre d’approfondir la vie spirituelle comprise comme un chemin vers Dieu, une quête de Dieu comprise comme une participation progressive à la vie divine. Ce don est gratuit, mais nous devons nous déterminer à l’accueillir, à faire de cet accueil le centre de notre vie et donc à nous purifier de ce qui prend en nous la place de Dieu. C’est Dieu qui nous fait passer d’une demeure à l’autre, quand il le veut et comme il le veut.

• 3.
Les deuxièmes demeures concernent la purification de notre relation au monde. L’arme à utiliser pour y parvenir, c’est de croire au Christ et de se confier à lui qui va nous libérer (cf. Galates 5,1).

• 4.
Les troisièmes demeures concernent la clarification du rapport à soi-même. On court le risque d’être comme ce jeune homme riche qui a bien commencé mais qui s’en va finalement tout triste. L’enjeu de ces troisièmes demeures, est de se reconnaître comme un « serviteur quelconque » qui reçoit tout de Dieu.

• 5.
Les quatrièmes demeures concernent l’approfondissement de notre rapport à Dieu. Une grande paix s’instaure progressivement dans les profondeurs de l’âme. La confiance, l’humilité et la reconnaissance sont des réalités qui sont vécues de plus en plus profondément.

• 6.
L’entrée dans les cinquièmes demeures marque un basculement : on ne passe pas des quatrièmes au cinquièmes demeures comme on passe des secondes aux troisièmes ou des troisièmes aux quatrièmes. Nous considérons moins notre vie comme un chemin vers Dieu mais nous expérimentons que Dieu vit en nous, comme l’exprime la parole de saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2,20) ! Le désir d’aimer est plus vif : accueillant une vie nouvelle, nous perdons nos anciens repères et nos sécurités habituelles.

• 7.
Les sixièmes demeures consistent en des « fiançailles spirituelles » : il y a une alternance de souffrances liées au sentiment de l’absence de Dieu et d’expériences très profondes de la présence du Christ. Cela opère une dilatation plus profonde encore du cœur et du désir de Dieu. L’arme à utiliser dans ces épreuves est de toujours revenir à la sainte humanité du Christ : Jésus nous rejoint dans notre faiblesse humaine pour la transformer, en vivifiant notre désir d’aimer en communion avec lui.

• 8.
Les septièmes demeures enfin sont le point d’accomplissement marqué par l’union à Dieu dans le «mariage spirituel ». Ce mariage spirituel fut accordé à sainte Thérèse d’Avila le 18 novembre 1572. L’union à Dieu est une participation profonde au désir de Dieu de sauver tous les hommes. À travers le mariage spirituel tout est transformé et on reçoit un nouveau désir de vivre en assumant notre condition et nos engagements terrestres de manière encore plus concrète sans fuite aucune du réel.

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