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Pape François : « L’Église n’est pas une communauté d’êtres parfaits »

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À l’audience générale, le Saint-Père est revenu sur l’imperfection humaine et a expliqué comment plaire à Dieu sans les "sacrifices inutiles" d’une "religiosité de façade".

« (…) Malgré nos péchés, nous pouvons tous nous rapprocher du Seigneur. (…) Encore faut-il répondre à son invitation d’un cœur humble et sincère, se reconnaître pécheur, accepter d’avoir besoin du pardon », a fustigé le pape François en s’adressant aux milliers de fidèles et pèlerins rassemblés ce 13 avril place Saint-Pierre pour la traditionnelle audience générale du mercredi. À la fin de l’audience, il a demandé de prier pour son voyage samedi prochain, 16 avril, à Lesbos où, avec l’archevêque orthodoxe d’Athènes et le Patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée Ier , il exprimera son soutien aux réfugiés bloqués sur les iles grecques depuis des mois.

« Tous pécheurs mais tous pardonnés », c’était le sujet de la catéchèse du 6 avril dernier. Et le pape avait conclu en exhortant à ne « pas avoir peur de nos misères » car « chacun a les siennes », mais l’important, avait-il ajouté, est de « les confier au Seigneur ». Ce mercredi, le Pape a repris le fils de son discours et consacré sa nouvelle catéchèse, sur la miséricorde dans le Nouveau Testament, à la réponse que Dieu attend de ces pécheurs venus « se nourrir de sa Parole » à la table de Jésus :  « Un cœur loyal, qui reconnaît ses péchés et se repent, qui cherche à retrouver l’alliance avec Dieu », comme il est rappelé avec insistance dans le texte proposé aux francophones.

L’Église n’est pas une communauté d’êtres parfaits

Cette semaine, le Pape est parti de l’épisode de Matthieu le publicain appelé à « venir s’asseoir à la table de jésus et à devenir son disciple », au grand dam des pharisiens qui voyaient en lui un grand pécheur, du à sa fonction de collecteur d’impôts pour le compte de l’empire romain. Ce récit, rapporté par l’évangéliste lui-même (Mt 9,13), confirme que « Jésus n’avait pas peur »  de parler  avec les pécheurs, les publicains, les prostituées. « Il n’avait pas peur et aimait tout le monde », a-t-il souligné.

Mais surtout cela montre qu’ « être chrétiens ne fait pas de nous des êtres impeccables», c’est-à-dire « sans péché ».  En appelant Matthieu, Jésus tient à « montrer aux pécheurs qu’il ne regarde pas leur passé, leur condition sociale, les conventions extérieures, mais les ouvre plutôt à un nouvel avenir », a insisté le Pape.

Les deux tables du Seigneur

S’asseoir à la table de Jésus signifie «  être transformés et sauvés par lui ». D’expliquer alors aux fidèles et pèlerins le sens des « deux tables » qui caractérisent la foi chrétienne, et que l’on retrouve dans la liturgie de la messe: « La table de la Parole et la table de l’Eucharistie ». Le pape a comparé les deux tables à des « médicaments pour nous purifier et nous nourrir ». À la première, « la Parole se manifeste et nous invite à un dialogue entre amis  (…) elle entre en nous comme un bistouri, agit en profondeur, pour nous délivrer du mal qui se cache dans nos vies ». Et parfois, a reconnu le Souverain Pontife, cette Parole « fait mal », parce qu’elle « met le doigt sur les hypocrisies, démasque les fausses excuses, met à nu les vérités cachées » . Mais en même temps, elle « éclaire et purifie, transmet force et espérance, représente un précieux reconstituant pour notre foi ». L’Eucharistie, pour sa part, a expliqué le Pape, « nous nourrit de la vie même de Jésus et, comme un puissant remède, de façon mystérieuse, renouvelle à chaque fois la grâce de notre baptême ».

Miséricorde et non sacrifices à tout prix

« C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices », dit Jésus aux Pharisiens en reprenant une phrase du prophète Osée qui « reprochait au peuple d’Israël d’élever des prières où les mots sont vides et incohérents ». Malgré l’alliance de Dieu et la miséricorde, le peuple avait souvent une religiosité de façade, ne vivait pas profondément ce que demandait le Seigneur », explique François. C’est pourquoi Osée insistait tant : il voulait « la loyauté d’un cœur qui reconnaît ses péchés, se repent et redevient fidèle à son alliance avec Dieu ». Sans un cœur repenti, « toute action religieuse est inefficace ! Le sacrifice ne sert à rien ! ». Et Jésus, lui, a étendu ce principe aux relations humaines.

Le Pape a invité les croyants à ne pas faire comme les pharisiens « très généreux dans la forme, mais guères disposés à partager leur table avec les publicains et les pécheurs, qui ne reconnaissaient pas le repentir et donc écartaient toute possibilité de guérison, ne mettaient pas la miséricorde à la première place ». Ils étaient de « fidèles gardiens de la loi, mais montraient qu’ils ne connaissaient pas le cœur de Dieu ! ». Et pour bien faire entrer le concept dans le cœur des fidèles, François a offert  sa métaphore du jour : « C’est comme si on nous offrait un paquet avec un beau cadeau à l’intérieur, et qu’au lieu de prendre celui-ci on se mettait à ne contempler  que le beau papier qui l’entoure : seulement l’apparence, la forme, et pas le noyau de la grâce, du cadeau qu’on nous fait ».

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