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Les 7 conseils du pape François pour une « bonne » éducation sexuelle

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Dans l’exhortation apostolique "Amoris Laetitia", le Saint-Père parle sans tabous de "pudeur" et de "sexe sûr".

L’Église et l’éducation sexuelle. Un sujet tabou ? Bien au contraire ! Le pape François, dans son exhortation apostolique post-synodale sur l’amour dans la famille, Amoris Laetitia, l’affronte franchement et offre quelques conseils pour une « bonne » éducation sexuelle.

Un don réciproque

Le Saint-Père est bien conscient qu’à une époque où « la sexualité tend à se banaliser et à s’appauvrir », parler d’éducation sexuelle est difficile. « Elle ne peut être comprise – dit-il – que dans le cadre d’une éducation à l’amour, au don de soi réciproque. De cette manière, le langage de la sexualité ne se trouve pas tristement appauvri, mais éclairé ».

Des informations appropriées

Le pape François fixe des limites précises : « L’information doit arriver à un moment approprié et d’une manière adaptée à l’étape » que vivent les enfants. Il ne sert à rien, dit-il, « de les saturer de données sans le développement d’un sens critique face à l’invasion de propositions, face à la pornographie incontrôlée et à la surcharge d’excitations qui peuvent mutiler la sexualité ».

Sens de la pudeur

Pour François, il faut une éducation sexuelle qui « préserve une saine pudeur ». Même si aujourd’hui certains considèrent qu’elle est une question d’un autre âge, la pudeur a « une énorme valeur » car « c’est une défense naturelle de la personne, qui protège son intériorité et évite qu’elle devienne un pur objet. Sans la pudeur, nous risquons de réduire l’affection et la sexualité à des obsessions qui nous focalisent uniquement sur la génitalité ».

L’obsession du « sexe sûr »

Le Pape n’écarte aucune question, pas même celle qui concerne la très délicate question de l’éducation au « sexe sûr » qui, souvent, prend le dessus par rapport au reste. L’éducation sexuelle, regrette le Pape, « se focalise fréquemment sur l’invitation à “se protéger” ». Ces expressions, selon lui, traduisent « une attitude négative quant à la finalité procréatrice naturelle de la sexualité, comme si un éventuel enfant était un ennemi dont il faut se protéger », qui encourage de cette façon « l’agressivité narcissique au lieu de l’accueil ».

Accepter son corps

L’acceptation de son propre corps est un élément important dans une « bonne » éducation sexuelle : « Au-delà des difficultés compréhensibles que chacun peut connaître », il faut aider le jeune à « accepter son corps tel qu’il a été créé », car « une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création […] », souligne le Pape en reprenant un passage de son encyclique Laudato si’. Il est également important que le jeune valorise son corps « dans sa féminité ou dans sa masculinité » pour pouvoir « se reconnaître dans la rencontre avec celui qui est différent ».

La différence sexuelle

Une « bonne » éducation sexuelle doit donc aider le jeune à accepter son corps, pour éviter qu’il ne prétende « effacer la différence sexuelle » parce qu’il ne sait plus s’y confronter.

Surmonter certaines « rigidités »

Le Pape encourage également à plus de flexibilité, il explique que « le masculin et le féminin ne sont pas quelque chose de rigide ». La manière d’être homme du mari, dit-il, « doit pouvoir s’adapter de manière flexible à la situation de l’épouse, par exemple dans le travail, dans certaines taches ménagères ou lorsqu’il s’agit de s’occuper des enfants », et comprendre que cela « ne le rend pas moins homme, ni ne signifie un échec, une capitulation ou une honte ».

François insiste sur ce point : « Il faut aider les enfants à considérer comme normaux ces sains échanges qui n’enlèvent aucune dignité à la figure paternelle. (…) La rigidité devient une exagération du masculin ou du féminin, et n’éduque pas les enfants et les jeunes à une réciprocité concrète dans les conditions réelles du mariage ».

La virginité, une autre forme d’amour

Le Saint-Père aborde également la question de la virginité qu’il définit comme étant « une autre manière d’aimer » qui rappelle « l’urgence du Royaume, l’urgence de se mettre au service de l’évangélisation sans réserve », un reflet de la plénitude du ciel où « l’on ne prend ni femme ni mari » (Mt 22, 30). La virginité et le mariage sont, et doivent être, des manières différentes d’aimer, parce que « l’homme ne peut vivre sans amour ».

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