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« Amoris Laetitia » : l’Église veut ouvrir une porte, oui mais laquelle ?

© Antoine Mekary / ALETEIA
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Le père Dominique Fabien Rimaz réagit aux différents commentaires qui ont fleuri dans les médias à la suite de la publication de l'exhortation apostolique du pape François.

« C’est officiel, le pape François entrouvre une porte de l’Église qui était jusque-là fermée aux divorcés-remariés » (Le Figaro). Cette petite phrase résume un peu le chaos médiatique qui a suivi la publication du document du Pape sur la famille.

Amoris Laetitia et les personnes divorcées remariées : oui l’Église veut ouvrir une porte, mais laquelle ? François invite au discernement et surtout à la lecture du document avec patience, sans conclure hâtivement.

Le changement est bien plutôt une conversion ; du côté de l’Église tout est ouvert ; mais oui, ceux qui percevaient l’Église comme fermée, bornée, sans cœur et sans chaleur humaine peuvent heureusement espérer ce réchauffement. Le pape François a la voix et le ton rassurants et bons ! Cependant, avouons-le, la porte ouverte doit surtout et d’abord être la nôtre.

Le Pape « du petit pas »

« La médecine existe, la guérison aussi, si seulement nous faisons un petit pas vers Dieu. » Après une relecture, le Pape demande à Andrea Tornielli d’écrire plutôt : « (…) ou avons au moins le désir de faire ce petit pas » (Pape François, Le nom de Dieu est Miséricorde).

Cette petite phrase, bonne, réaliste et très humaine, doit comme couronner toutes les pages d’Amoris Laetitia.

Le Pape veut ouvrir les portes de la conscience

L’ambiance médiatique n’est que probable, un peu comme la météo. Très honnêtement, pour la publication de l’exhortation apostolique post-synodal du pape François Amoris Laetitia – la joie de l’Amour – j’avais plutôt prévu un clash ou un basculement négatif avec les grands médias.

Très sincèrement, je m’attendais à la fin de la lune de miel entre les grands médias et François. Je pensais que les gros titres seraient plutôt : le Pape déçoit les attentes de millions de catholiques. Le Blick, journal zurichois, va tout de même dans ce sens. Le premier bilan ne peut être que nuancé. Bonnes nouvelles : les relations avec le monde de la communication continuent et c’est réjouissant (cat.ch). L’Église catholique est attractive et intéressante ! Quelle bonne nouvelle !

Toutefois, la première conséquence me semble plutôt une grande confusion et un chaos assez général. Tout le petit monde de la communication s’est jeté sur les passages concernant les personnes divorcées remariées pour repérer un changement, une révolution. Une fois vu le mot « sacrement possible », les titres ont fusé : changement radical, révolution…

Par le truchement de la communication, François devient celui qui a enfin ouvert une brèche, qui a entrouvert la porte aux personnes divorcées remariées. Ratzinger était l’homme intangible, le gardien de la porte fermée, celle du dogme et de la morale. Bergoglio est celui qui fait bouger les lignes et basculer les portes.

On pardonne tout au pape François ! Il a beau être en harmonie avec saint Jean Paul II et Benoît XVI, on tente de le cacher pour bien le dissimuler. Il peut parler du diable, on lui pardonne. Il peut parler avec le leader d’Ecône, la FSSPX intégriste, Mgr Fellay, il ne se voit nullement accuser de vouloir faire pencher l’Église à droite. Le Pape est bien devenu une sorte d’icône, un intouchable, un objet commercial qui se vend bien.

La porte de l’Église est ouverte depuis 2 000 ans

Avec cette exhortation, François n’a pas ouvert la porte de l’Eglise, car elle est toujours ouverte, mais invite à discerner l’ouverture des coeurs. L’Eglise vit une année sainte, avec les portes saintes largement ouvertes dans les cathédrales du monde entier. Lire la suite sur le blog du Suisse rom@in

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