Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

George Desvallières, peinture et spiritualité

Portrait d'Yvonne Robiquet au piano" par Georges Desvallières, 1911 Paris, Petit Palais © Françoise Cochennec / Petit Palais / Roger-Viollet © Adagp, Paris 2016
Partager

Une exposition est consacrée à cette personnalité artistique hors-norme de l’entre deux-guerres au Petit Palais à Paris.

Cliquez ici pour ouvrir le diaporama

Cette première rétrospective dédiée à l’artiste est l’occasion de découvrir un maître de la peinture au tournant des XIXe et XXe siècle. À travers l’exposition de 90 œuvres, le Petit Palais retrace les soixante ans de vie artistique du peintre. Une belle occasion de s’immerger dans l’œuvre de George Desvallières (1861-1950), fervent défenseur d’un christianisme militant et social, qui participa au renouveau de l’Art sacré aux côtés de Maurice Denis.

Formation et Symbolisme

George Desvallières est marqué par un double héritage, celui des peintres Jules-Elie Delaunay et Gustave Moreau. Le premier est un ami de la famille et un portraitiste célèbre qui enseigne à son élève la mise en jeu du corps, tandis que le second lui transmet l’idée selon laquelle « la beauté physique réfléchit également les grands élans de l’âme ». Dès 1883, Desvallières expose au Salon des portraits familiaux qui sont bien accueillis par la critique. Puis, il exécute à cette époque de grands nus virgiliens qui ne sont pas sans rappeler les chorégraphies des spectacles vivants contemporains. En effet, l’artiste se lie à Jacques Rouché, directeur du Théâtre des Arts puis de l’Opéra Garnier, qui lui apporte son soutien et lui confie des décors à peindre dans son hôtel particulier, avec Maurice Denis et Albert Besnard. À partir de 1903, l’œuvre de Desvallières connaît une rupture stylistique. Il abandonne le symbolisme et crée une nouvelle manière de peindre. Il se rend à Londres, puis de retour à Paris, participe à la première édition du Salon d’automne au Petit Palais.

Conversion et Art Sacré

George Desvallières n’est pas élevé dans une famille très pratiquante. Sa démarche de recherche spirituelle se développe aux côtés de Léon Bloy, rencontré grâce au peintre Rouault. Il se convertit réellement en 1904 lors d’un passage dans l’église parisienne Notre-Dame-des-Victoires. La Foi donne désormais un sens à sa vie et à son œuvre qui devient très religieuse. En 1912, il réfléchit à la création d’une école d’art sous la protection de Notre-Dame de Paris qui prendra forme après la guerre. La Première guerre mondiale marque considérablement son art. Il prend alors la décision de consacrer sa peinture à Dieu et abandonne l’art profane. En 1919, il fonde avec Maurice Denis les Ateliers d’Art Sacré, puis met en place en 1922 une section d’art religieux au Salon d’automne. La direction des Ateliers dont l’objectif est de moderniser l’art chrétien sera reprise en 1926 par le peintre Henri de Maistre. Osant le rapprochement des figures profanes et des apparitions mystiques, George Desvallières s’affranchit des codes de la peinture chrétienne afin d’exprimer et de transmettre sa foi à sa manière.

Portrait d'yvonne Robiquet au piano
La Grèce par George Desvallières, 1910, © Suzanne Nagy. George Desvallières © Adagp, Paris 2016

 

« George Desvallières, la peinture corps et âme » jusqu’au 17 juillet 2016 au musée du Petit Palais à Paris.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]
Pour que la lumière continue à briller dans l'obscurité

Depuis notre création en 2012, le nombre de lecteurs de Aleteia a augmenté rapidement dans le monde entier. Notre équipe est déterminée à fournir des articles qui enrichissent, inspirent et informent votre vie catholique. C'est la raison pour laquelle nous voulons que nos articles soient librement accessibles à tout le monde, mais pour ce faire, nous avons besoin de votre aide. Un journalisme de qualité a un coût (que la publicité sur Aleteia ne peut couvrir entièrement). C'est pourquoi des lecteurs comme VOUS font une différence majeure en faisant un don d'à peine 3 euros par mois.