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Révélations sur l’assassinat des religieuses au Yémen

Subir Halder/ITB/AFP
KOLKATA,INDIA –JUNE 23: Sister Nirmala, who succeeded Mother Teresa as the head of the Missionaries of Charity founded by the Nobel laureate, died this morning. She was 81.(Photo by Subir Halder/India Today Group)
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Les terroristes de Daesh se sont acharnés sur les petites sœurs de Mère Teresa.

Des extrémistes ont tué quatre Missionnaires de la Charité au Yémen : « Ils les ont ligotées, ils ont tiré sur elles et ont fracassé leurs têtes au sol », comme nous l’explique la prieure de la petite communauté, qui a échappé au massacre. Les quatre religieuses ont été martyrisées dans la maison de retraite de la ville d’Aden, de la même manière que d’autres membres du personnel.

La supérieure qui s’est échappée, Sœur Sally, a raconté les événements à une supérieure régionale du Moyen-Orient, Sœur Rio. Le récit a ensuite été envoyé à Sœur Adriana, une ancienne conseillère de la prieure générale des Missionnaires de la Charité. Le récit a été envoyé à tous les couvents des Missionnaires de la Charité dans le monde. Aleteia a obtenu une copie de ce témoignage, qui décrit cette scène terrifiante du 4 mars, où seize personnes au total ont trouvé la mort dans la maison de retraite.

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Dans le récit, les terroristes sont identifiés comme membres de « Daesh ». Lors de l’assaut des terroristes, les membres du personnel ont crié : « Ne tuez pas les sœurs ! Ne tuez pas les sœurs ! ». Les assaillants ont ignoré leurs supplications. Deux des religieuses assassinées étaient Rwandaises, une autre Indienne et une Kényane.

Ce récit de quatre pages a été transmis le 4 mars 2016 à 18 h 05, moins de douze heures après l’attaque. Un point revient constamment : l’urgence apparente des terroristes pour tuer toutes les religieuses. Après avoir tué quatre d’entre elles, ils ont cherché en vain la cinquième, Sœur Sally.

Le récit se poursuit : « Alors que les hommes de Daesh étaient déjà dans le couvent, elle est entrée dans la chambre froide, étant donné que la porte était ouverte ». « Les terroristes l’ont cherché partout car il savaient qu’elles étaient cinq. Au moins à trois reprises, ils sont venus dans la chambre froide. Elle ne s’est pas cachée, mais elle est restée debout derrière la porte. Ils ne l’ont pas vue. C’est miraculeux. »

Le père salésien Tom Uzhunnalil est un prêtre qui résidait au couvent. L’église de la ville, où il vivait auparavant, avait été pillée et incendiée en septembre 2015. Le récit détaille : « Il a entendu des cris et a décidé de consommer toutes les hosties. Mais il n’a pas eu le temps de consommer la grande hostie. C’est pourquoi, il a vidé l’huile de la lampe du sanctuaire (la petite lumière rouge qui indique la présence d’hosties consacrées dans le tabernacle, Ndlr) et l’a dissoute dans l’eau ».

Un voisin a témoigné avoir vu les terroristes enlever le père dans une voiture. Depuis, on a complètement perdu sa trace.

La lettre fait comprendre que les terroristes étaient animés par le désir d’anéantir les chrétiens et de détruire tous les symboles de la religion chrétienne. Ils ont détruit le tabernacle, les crucifix, les statues, les objets et les livres religieux. Malgré les supplications des résidents pour que sœur Sally reste avec eux, la police a dû la forcer à quitter les lieux. Ils croient en effet à un retour des terroristes pour achever leur travail, et tuer la cinquième religieuse.

Aucun des résidents n’a été blessé lors de l’attaque. La lettre explique que les Missionnaires de la Charité étaient « la seule présence chrétienne » dans la ville d’Aden, et que « Daesh veut se débarrasser du christianisme ».

Ce n’est pas une accusation portée contre la majorité des musulmans d’Aden. Comme l’explique Sœur Sally : « Les autres musulmans » de la région « sont très respectueux d’eux ».

Selon le New York Times, la ville d’Aden « vit dans l’anarchie », après qu’une coalition dirigée par l’Arabie saoudite a repris la ville aux mains des rebelles chiites houthistes l’été dernier.

« La guerre civile au Yémen a divisé le pays en deux, poursuit l’article. La région du Nord, qui est contrôlée par les rebelles chiites, a été frappé par une campagne aérienne, dirigée par la coalition militaire saoudienne. La région du Sud, qui est contrôlé par les forces pro-gouvernementales, soutenues par l’Arabie saoudite, souffre d’un manque de pouvoir et de sécurité. »

Al-Qaïda, implanté au Yémen, et l’État islamique ont profité de l’anarchie et créé des refuges dans le Sud. Al-Qaïda contrôle plusieurs villes du Sud. Alors que Daesh a revendiqué la responsabilité des nombreuses attaques mortelles dans la ville d’Aden, au nombre desquelles un attentat-suicide qui a tué le gouverneur de la ville, et plusieurs tentatives d’assassinat des hauts fonctionnaires.

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