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Thomas, le doute et la foi

©The Art Archive / National Museum La Valletta Malta / Gianni Dagli Orti
The Doubting or Incredulity of Saint Thomas -- PRETI, Mattia : 1613-99 : Italian
Photo Credit: [ The Art Archive / National Museum La Valletta Malta / Gianni Dagli Orti ]
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On oscille souvent entre la foi et le doute, l'adhésion et la remise en question, un peu comme les premiers disciples de Jésus.

Le romancier Georges Bernanos le rappelle avec cette phrase lapidaire : « La foi, c’est 24 heures de doute moins une minute d’espérance ».

Le doute est un compagnon de route qui s’arrête parfois sur le bord du chemin et ne veut plus avancer. La foi lui vient alors en aide, fraternellement : « Elle est une compagne de vie qui permet de percevoir avec un regard toujours nouveau les merveilles que Dieu réalise pour nous » (Benoît XVI, La porte de la foi, no 15).

C’est ce qu’a vécu l’apôtre Thomas. Il était absent le jour de Pâques quand Jésus ressuscité a surgi à l’endroit où se tenait les disciples apeurés. Il ne voulait pas croire que Jésus était vivant tant qu’il ne le verrait pas avec ses plaies.

Huit jours plus tard, c’est-à-dire le deuxième dimanche de Pâques, Jésus est de nouveau présent parmi ses disciples, et Thomas est là aussi. Jésus ne lui fait aucun reproche, au contraire, il lui fait goûter sa miséricorde : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-là dans mon côté » (Jean 20, 27). C’est bien Jésus crucifié qui est ressuscité. Thomas ne peut plus retenir son élan. Oui, il a douté, mais sa foi est si grande maintenant qu’il donne à Jésus le titre le plus fort de l’évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20, 28).

L’utilité du doute

Descartes écrit dans les Règles pour la direction de l’esprit : « Je doute, donc Dieu est ». Le doute est lié à la foi; il épure notre désir et nous libère des idées toutes faites sur Dieu dont on risque d’être prisonnier. Oui, le doute peut être utile, s’il est passager, comme l’indique un personnage du romancier Yann Martel, dans L’histoire de Pi, dont on a tiré un très beau film que je vous suggère : « Si le Christ a passé une nuit d’angoisse à prier, s’il a crié de la Croix : “Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?”, nous avons sûrement nous aussi le droit de douter ». Mais il nous faut aller de l’avant. Choisir le doute comme philosophie de vie, c’est comme choisir l’immobilité comme mode de transport (L’histoire de Pi, XYZ).

Il y a assez de lumière dans la foi pour croire et assez d’obscurité pour douter. Thomas est un bel exemple. Le doute indique ce que sera notre prochaine étape dans la foi, ce sur quoi il faudra travailler pour grandir. Jésus veut que nous ne cédions pas à la crainte, car Dieu est amour : « Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait chasse la crainte » (1 Jean 4, 18). Comme l’écrivait si bien Thérèse de Lisieux, un an avant son entrée dans la Vie : « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour… Puisque nous voyons la voie, courons ensemble ». Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier

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