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Les Chinois de Madagascar, poumon de la communauté catholique de l’île

© MEP
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Les milliers de ressortissants ayant fui la Chine de Mao avec leurs missionnaires des MEP sont en grande partie toujours catholiques.

Plus d’une personne sillonnant l’île rouge de Madagascar s’étonne de croiser, dans des proportions variables selon les régions, un nombre non négligeable de Chinois – le plus souvent chrétiens. La question qui émerge alors, chez la plupart d’entre eux, est : comment se fait-il que ce petit bout de terre, à quelques milliers de kilomètres des côtes asiatiques, ait ainsi une diaspora chinoise aussi importante ? La réponse réside dans le cocktail, malheureusement habituel, entre géopolitique et religion au cours du XXe siècle.

En effet, les quelques milliers de Chinois de Madagascar sont pour une grande part catholiques. L’événement qui explique in fine la présence étonnante de ces chrétiens chinois à Madagascar aujourd’hui, c’est principalement l’histoire mouvementée de la Chine au cours du troublé XXe siècle. Entre communisme maoïste et décolonisation, nombreux seront les Chinois chrétiens, comme les missionnaires, à quitter le pays des empereurs pour des espaces plus accueillants – de gré ou de force d’ailleurs, certains prêtres sont encore là pour en témoigner.

Longtemps passage obligé pour se rendre dans les terres orientales de la mission, un des fondateurs des Missions Étrangères de Paris (MEP), Mgr Pallu, y résida ainsi lui-même quelque temps, Madagascar a pourtant rapidement été délaissée en tant que point de passage au profit de l’île Maurice, voisine, supposée plus calme tant par ses habitants que par sa nature et son climat.

Chassés par les communistes chinois, les missionnaires des MEP trouvent refuge sur l’île malgache

Et pourtant, l’histoire chaotique de la Chine communiste de Mao va conduire au sortir de la Deuxième Guerre mondiale à une vague d’émigration chinoise vers Madagascar – en partie pour des raisons religieuses. Madagascar va alors devenir, pour cette petite communauté catholique chinoise en exil, un port d’attache et le lieu d’une reconstruction progressive et difficile dans une société malgache alors marquée par certains préjugés sociaux et raciaux. Nombreux seront aussi les missionnaires – MEP inclus – qui vont alors quitter sous pression la Chine révolutionnaire, et suivre ces chrétiens de Chine qui leur étaient confiés jusqu’à Madagascar – l’île devenant pour un certain nombre d’entre eux un moyen de continuer à exercer leur vocation apostolique au service de l’Église.

C’est ainsi, par exemple, que le premier prêtre MEP à venir s’installer à Madagascar en 1953 – le père Henri Cotto (1908-1988), administrateur du diocèse de Pakhoi, sur la côte sud de la Chine, d’où il sera expulsé en 1952 – s’occupera en priorité et à la demande de l’Église locale de l’importante communauté chinoise immigrée. Les quelque 10 000 Chinois de l’île parlant le cantonais vont alors devenir son troupeau : le pasteur a suivi ses brebis en somme.

Depuis cinquante ans, la mission à Madagascar auprès de ces Chinois s’est ainsi d’ailleurs concentrée sur deux plans : l’établissement d’un Centre catholique chinois, et l’exigence de sillonner l’île pour aller à la rencontre de ces chrétiens chinois répartis sur tout le territoire malgache (les fameuses « tournées de brousse »). Le rôle de ce centre a été énorme, surtout pour Tamatave et sa région, principalement dans le domaine éducatif, puisque dix ans après sa fondation, en 1963, le Centre catholique chinois était un lieu d’éducation impressionnant – la plus vaste école de la région – avec près de 360 élèves chinois. Cette école-pensionnat s’adressait à tous les enfants de Chinois, dont les parents avaient de petits commerces à travers toute la côte est et le centre de Madagascar. Un succès, indéniablement.

« L’Esprit souffle où il veut » (Jn 3, 8) et la mission s’adapte.

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