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La puissance du Rosaire

© RAJA / SHUTTERSTOCK
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Le père exorciste Gabriele Amorth nous invite à méditer les paroles des papes.

Le père Gabriele Amorth est probablement l’exorciste le plus connu au monde. Dans l’introduction de son dernier livre « Il mio rosario » (Ed. San Paolo, Italie), il écrit : « Je pense que le Rosaire est la prière la plus puissante ». Le père Amorth a consacré une grande partie de ses écrits à la question des exorcismes et à la figure du diable. Aujourd’hui à la retraite, âgé de 90 ans, il décide enfin de nous révéler la source de sa force intérieure. Il la trouve dans la prière quotidienne du Chapelet et la méditation des vingt mystères. Une prière qui l’a soutenu dans son combat quotidien contre les manifestations les plus subtiles du mal, durant de longues années de travail au service du diocèse de Rome.

La relation des pontifes au Rosaire, extraits tirés de son livre : 

Le Pape Jean XXIII, en reprenant la définition du Pape Pie V, s’exprime ainsi :

 » Le Rosaire est un moyen excellent de prière méditée, à travers lequel « est présenté à l’esprit comme autant de tableaux le drame de l’incarnation et de la rédemption de Notre Seigneur ». Il est composé sous la forme d’une couronne mystique, dans laquelle les prières du « Notre Père », du « Je vous salue Marie » et du « Gloire au Père » s’entrelacent avec les méditations des principaux mystères de notre foi.« 

Le Pape Paul VI, dans son encyclique Christi Mater Rosarii, recommande la prière du Rosaire :

« Le second Concile œcuménique du Vatican a recommandé cette prière à tous les enfants de l’Église de façon bien certaine, encore que non explicite, en disant : « Qu’on fasse grand cas de ces pratiques et exercices de dévotion envers Marie que le Magistère a recommandés au cours des siècles ». Cette pratique si féconde ne sert pas seulement à endiguer le mal et à conjurer les désastres, comme le montre clairement l’histoire de l’Église. Elle favorise aussi grandement la vitalité chrétienne : « Avant tout, elle nourrit la foi catholique en faisant méditer à propos des mystères du salut, et elle élève notre pensée au niveau des vérités de la Révélation. »

Le Pape Jean-Paul I répond aux critiques faites au Rosaire :

« Certains contestent le Rosaire. Ils disent : c’est une prière infantile, superstitieuse, qui n’est pas digne de chrétiens adultes. Ou bien : c’est une prière qui tombe dans l’automatisme et qui se réduit à une répétition hâtive, monotone et ennuyeuse de « Je vous salue Marie ». Permettez-moi de vous livrer quelques impressions à ce sujet, en tant que pasteur. La Première : la crise du Rosaire vient dans un second temps. Elle est précédée aujourd’hui par une crise de la prière en général. Les gens sont entièrement absorbés par leurs intérêts matériels ; on ne pense plus guère à l’âme ; le bruit a envahi notre existence. Macbeth pourrait répéter : « J’ai tué le sommeil, j’ai tué le silence ! ». Nous avons bien du mal à trouver un petit moment pour la vie intérieure et pour la « dulcis sermocinatio » la douce conversation avec Dieu. (…) Deuxième impression : quand on parle de « chrétiens adultes » en prière, on exagère parfois. Personnellement, quand je parle seul à seul avec Dieu ou avec la Vierge Marie, plus qu’un adulte, je préfère me sentir comme un enfant. La mitre, la barrette, l’anneau disparaissent ; j’envoie en vacances l’adulte et l’Évêque, ainsi que le port grave, posé et pondéré, pour me laisser aller à la tendresse spontanée de l’enfant devant son papa ou sa maman. Être – au moins pendant quelques demi-heures – devant Dieu ce que je suis en réalité, avec ma misère et avec le meilleur de moi-même : je laisse surgir du fond de mon être l’enfant d’autrefois, qui veut aimer le Seigneur, et qui sent parfois le besoin de pleurer pour que lui soit accordée la miséricorde. Tout cela m’aide à prier. Le Rosaire, prière simple et facile, m’aide parfois à redevenir un enfant, et je n’en ai pas honte du tout. »

Dans l’encyclique Rosarium Virginis Mariae, le Pape Jean Paul II confirme sa dévotion spéciale à Marie, qui l’amène à intégrer les Mystères de la Lumière au Rosaire, et nous encourage à en reprendre la pratique quotidienne avec foi :

« L’histoire du Rosaire montre comment cette prière a été utilisée, spécialement par les Dominicains, dans un moment difficile pour l’Église à cause de la diffusion de l’hérésie. Aujourd’hui, nous nous trouvons face à de nouveaux défis. Pourquoi ne pas reprendre en main le chapelet avec la même foi que nos prédécesseurs ? Le Rosaire conserve toute sa force et reste un moyen indispensable dans le bagage pastoral de tout bon évangélisateur. »

Le Pape Jean-Paul II nous encourage à penser le Rosaire comme une contemplation du visage du Christ à l’école de sa très Sainte Mère, et à le réciter dans cet esprit et avec ce dévouement.

Le Pape Benoît XVI nous invite à redécouvrir la force et l’actualité du Rosaire :

« Le Saint Rosaire n’est pas une pratique reléguée au passé, comme une prière d’un autre temps à laquelle on pense avec nostalgie. Le Rosaire connaît en revanche un nouveau printemps. C’est sans aucun doute un des signes les plus éloquents de l’amour que les jeunes générations nourrissent pour Jésus et pour sa mère Marie. Dans le monde actuel qui est si fragmenté, cette prière nous aide à placer le Christ au centre, comme le faisait la Vierge, qui méditait intérieurement tout ce qui se disait sur son Fils, et ensuite ce qu’Il faisait et disait. Quand nous récitons le chapelet, nous revivons les moments importants et significatifs de l’histoire du salut; on parcourt de nouveau les différentes étapes de la mission du Christ. Avec Marie, on tourne son cœur vers le mystère de Jésus. On place Jésus au cœur de notre vie, de notre temps, de nos villes, à travers la contemplation et la méditation de ses saints mystères de joie, de lumière, de douleur et de gloire. (…)  Le Rosaire, quand il est prié de manière authentique, non d’une manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui-même la puissance qui guérit du très saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et amour au centre de chaque « Je vous salue Marie ». Le chapelet, lorsqu’il n’est pas une répétition mécanique de formules traditionnelles, est une méditation biblique qui nous fait parcourir les événements de la vie du Seigneur en compagnie de la Bienheureuse Vierge Marie. »

Selon le Pape François : « Le rosaire est la prière qui accompagne toute ma vie. C’est aussi la prière des simples et des saints. C’est la prière de mon cœur. »

Le père Amorth conclut en insistant sur le rôle central de la Vierge Marie dans la lutte contre le mal. Une lutte à laquelle il a été personnellement confronté comme exorciste, et qui représente le plus grand défi du monde moderne.

« (…) Ce livre est dédié au Cœur Immaculé de Marie duquel dépend l’avenir de notre monde. C’est ce que j’ai compris à Fatima et à Medjugorje. Notre-Dame de Fatima, en 1917, annonçait déjà la victoire finale : « À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. »

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