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Le tableau mystère, épisode 13. Spécial Pâques

Hans Memling, La Résurrection, vers 1490, huile sur bois, Musée du Louvre, Paris © Musée du Louvre
Hans Memling, "La Résurrection", vers 1490, huile sur bois, Musée du Louvre, Paris © Musée du Louvre
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Aleteia vous propose de tester vos connaissances iconographiques et de découvrir le sujet de ce « tableau mystère spécial Pâques ».

En ce jour de Pâques, le mystère de la scène représentée ne vous résistera pas longtemps… Mais, connaissez-vous l’artiste qui a peint le tableau ? À quelle époque vivait-il ?

Un triptyque de dévotion privée

Œuvre d’un artiste flamand, ce triptyque est un autel portatif qui permettait à son propriétaire de pouvoir bénéficier d’une célébration eucharistique chez lui ou pendant ses déplacements. C’est un tableau de dévotion privée qui a été réalisé par Hans Memling, peintre célèbre de l’école brugeoise du XVe siècle avec Jan Van Eyck. Les trois panneaux représentent des scènes distinctes et sont unifiés par la présence d’un paysage continu en arrière plan. Étonnamment, la scène centrale ne trouve pas sa source directement dans le récit biblique. Elle se déroule juste avant l’épisode de la découverte du tombeau vide du Christ, lu ce dimanche.

Luc raconte dans son Évangile (24, 1-12) :

Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes se rendirent au sépulcre, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Elles ne savaient que penser, lorsque deux hommes se présentèrent à elles, avec un vêtement éblouissant. Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” » Alors elles se rappelèrent ses paroles. Revenues du tombeau elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Pierre cependant courut au tombeau; mais en se penchant, il ne vit que le linceul. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

Le Christ, vainqueur de la mort

Le panneau central du triptyque illustre la Résurrection du Christ. Sous une arcade de guirlandes et putti, qui n’est pas sans rappeler les arcs de triomphe antiques, le Christ est vainqueur de la mort. Ces guirlandes sont un les premiers exemples de la reprise d’un motif ornemental de la Renaissance italienne dans la peinture septentrionale. Vêtu d’un drapé rouge, Jésus sort du tombeau et esquisse un geste de bénédiction. L’artiste n’a pas figuré de « pierre roulée » comme le texte l’indique, mais une tombe plus classique pour l’époque, se fermant par une plaque soulevée par un ange. Autour, deux soldats dorment encore tandis que deux autres se réveillent difficilement. Les trois femmes qui vont découvrir le tombeau vide sont en chemin, on peut les distinguer au début de la route qui serpente, portant leurs vases d’aromates. Derrière elles, la ville représentée est la Ville Sainte avec le Temple de Jérusalem. À gauche, le mont Golgotha surmonté des trois croix rappelle le temps de la Passion. Ce panneau central est encadré d’une part du martyre de saint Sébastien, transpercé de flèches, et d’autre part, de l’Ascension, avec une représentation assez fascinante des pieds du Christ en raccourci en haut de la composition.

Représenter la Résurrection du Christ au XVe et XVIe siècle

Bien qu’il soit fréquent dans la seconde moitié du XVIe siècle, Antoine Caron s’approprie le sujet de la Résurrection en le traitant à la façon du maniérisme bellifontain : avec une composition dynamique, des corps élongés, des gestes précieux et un coloris vivace. Il prend le parti, tout comme Benvenuto di Giovanni avant lui et comme le fera le Greco, de figurer un Christ vainqueur, triomphant, « lumineux » qui jaillit véritablement du tombeau, renversant les soldats sur son passage. De son côté, Fra Angelico se conforme aux écritures en représentant dans sa fresque pour le couvent San Marco, les saintes femmes et leurs parfums devant le tombeau vide, accueillies par un ange. Le Christ ressuscité, en gloire dans sa mandorle lumineuse, n’est pas visible à leurs yeux.

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