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L’homme n’est-il qu’un singe plus évolué que les autres ?

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L’évolution de l’homme comporte des énigmes insolubles, et l’homme est plus que ce qu’il peut et pourra jamais savoir de lui-même.

• L’Homme, restera toujours pour lui-même un mystère, car il ne peut être juge et partie. Sa raison avec laquelle il essaye de percer l’énigme de son origine et de sa destinée, apparaît elle-même bien plus comme un problème que comme une solution. Il applique alors une vielle recette : essayer de comprendre le mystérieux à l’aide de ce que l’on pense déjà connaître. Soit il se compare aux machines qu’il crée, soit il se compare aux animaux et tout spécialement aux singes qu’il connaît de mieux en mieux.

• Le chimpanzé et l’homme présentent des similitudes génétiques nettes, mais sans portée déterminante. Elles sont dues au fait que les préhominiens, d’une part, et les ancêtres des « grands singes » (orang, gorille, chimpanzé, bonobo) d’autre part, se sont séparés et ont pris des directions évolutives différentes, il y a seulement 6 à 10 millions d’années. Ces éléments génétiques ne permettent cependant pas d’élucider le problème de l’hominisation.

• Les singes et l’homme présentent des similitudes comportementales et cognitives notables, maisdes similitudes seulement. Ces ressemblances, nous amusent et nous interpellent, il est légitime et instructif de les approfondir avec autant d’objectivité que possible. Cette tâche est difficile parce qu’elle met en jeu l’image que l’homme se fait de lui-même. Il faut éviter de tomber dans l’un de ces deux extrêmes : vouloir faire du singe quasiment l’équivalent d’un homme (inachevé), ou au contraire, méconnaître les étonnantes aptitudes de ces primates.

• Les mythes nouveaux de la « culture » et de la « morale » simiesque ont été récemment promus à l’aide d’analogies grossières, dans le but de flouter l’opposition nature/culture et d’estomper la césure séparant l’humanité des singes, et aussi de promouvoir les bases d’une « morale » naturaliste issue de la pure biologie et ne devant rien à la spiritualité, pas plus qu’à la religion, et a fortiori à une quelconque Révélation.

• L’adulation du monde simiesque fait partie d’un fléau plus large, la zoolâtrie. L’homme doit être le gestionnaire digne et responsable de la Création, tout particulièrement en traitant le mieux possible les animaux doués d’une sensibilité semblable à la sienne. Avec certains il peut partager de réels attachements. Mais l’animal n’est ni un enfant ni un alter ego ; au delà d’une affection légitime, l’idolâtrer c’est finalement renouer avec le paganisme surtout si cette vénération de l’animal s’accompagne d’une dévaluation de l’être humain et du christianisme.

• Il n’est pas évident de rendre compte, par les mécanismes connus de l’évolution biologique, de toutes nos différences par rapports à nos « cousins » simiesques. Même en dehors de toute approche teintée de spiritualisme, nombre de scientifiques physicalistes reconnaissent que bien des d’énigmes demeurent.

• 7.
Quelle est finalement, parmi toutes les spécificités humaines, celle qui est essentielle ? Répondre de façon exhaustive à cette question, implique de pouvoir nous regarder d’au-dessus de nous même. Cela, ni les neurosciences, ni l’éthologie, ni la psychologie, pas même la philosophie, ne peuvent l’accomplir, bien qu’elles apportent quelque lumière. Seule la spiritualité permet de nous considérer dans une perspective édifiante et décisive.

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