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Comment imaginer le paradis, la résurrection de la chair et la vie éternelle ?

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Ou comment corriger nos fausses représentations…

Le Christianisme est la religion singulière d’un Dieu fait homme, mort et ressuscité : cette foi fonde une nouvelle conception de l’homme, qui n’est ni matérialiste, ni spiritualiste, ni dualiste, et une nouvelle conception de son humanité et de son destin éternel. Par sa Résurrection, le Christ nous entraine dans la résurrection puisqu’il s’est lié à nous à la Cène et dans le mystère de sa Rédemption, et que nous nous sommes liés à lui par le baptême.

Il est difficile d’imaginer la vie éternelle ou d’en parler sur le mode descriptif. Le platonisme et son dualisme âme/corps et la conception du temps venant de la physique perturbent notre manière de comprendre l’au-delà de la mort et bloquent nos représentations. Si la description matérielle du Paradis est impossible, les analogies fonctionnent évidemment mieux : la plus classique est celle qui compare la mort à la naissance, avec le passage à une autre vie, plus forte, différente, pour laquelle on est fait. Une petite parabole mettant en scène des jumeaux qui discutent dans le ventre de leur mère est suggestive à ce sujet.

La temporalité et le mode d’être du Ciel ne nous sont pas accessibles, mais nous savons que les morts vivent dans le Christ dès leur entrée au Paradis, avant même le jugement dernier et que notre soif d’infini est comblée par la vision infinie de Dieu qui nous a fait pour lui. Il est très important aussi de maintenir la révélation fondamentale de la résurrection de la chair et l’espérance des cieux nouveaux et d’une terre nouvelle, dans un univers renouvelé.

Le Purgatoire ne doit pas non plus être imaginé en termes de temporalité ou d’images terrifiantes. Dante a bien parlé de ce « Purificatoire » décrit comme une ascension vers Dieu dans laquelle on se débarrasse des scories, péchés et lourdeurs accumulés dans notre vie.

Dieu ne donne qu’à celui qui demande et il respecte sa liberté : l’Enfer est nécessairement solitude en dehors de toute communion, et son éternité, affirmée par la foi catholique, est aussi un mystère à concilier avec celui de la miséricorde de Dieu et celui du bonheur des élus.

Les fins dernières sont très importantes : il s’agit de vérités essentielles qu’on néglige sans doute trop aujourd’hui dans la prédication : « Il faut considérer que tout finit, qu’il y a un ciel et un enfer » rappelait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

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