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En ce temps de Carême, convertissons, pour Dieu, notre cœur à la joie

Vendredi 11 mars-©Antoine Besson-16719

© Antoine Besson

Antoine Besson - publié le 19/03/16

Antoine Besson, rédacteur en chef d’Asie Reportages le magazine d’Enfants du Mékong, relate deux rencontres qui l’ont particulièrement marqué.

Il en va des rencontres comme des histoires. Certaines vous marquent à jamais et laissent une marque indélébile.

En ce temps de Carême et de montée vers Pâques, je voudrais vous partager deux figures qui m’ont particulièrement édifié.

La première est christique. Cela a été une rencontre sans mot. À peine un regard. Au milieu d’un champ de manioc, une cahute en tôle rouillée se dressait. En m’approchant je découvre un homme étendu, les bras en crois et la tête appuyée contre le rebord du mur. Il me regard en coin mais ne fais aucun geste. L’homme est paralysé.

Sa sœur arrive qui m’explique. L’homme est fou. Il ne vit plus avec le reste de la famille depuis qu’il a mis le feu à plusieurs maisons. Il ne s’exprime pas. Il crie simplement quand il a faim ou soif.

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Asie Reportages

Je repense souvent à cet homme dont j’ignore même le nom. Au-delà de l’émotion que sa situation inspire, j’imagine le Christ à sa place. « Vous aurez toujours les pauvres avec vous mais vous ne m’aurez pas toujours ». Si les pauvres nous parlent du Christ, la solitude de cet homme m’évoque celle de ce Dieu crucifié pour me sauver que je relègue à une parcelle infime de ma vie. Que j’étouffe dans la petite cabane de ma vie privé. Qui crie dans le vide parce qu’il a soif et faim de ma conversion. Seul au milieu d’un champ, il est la clé qui pourra me rendre ma fécondité. Mais trop souvent je le cantonne à une toute petite parcelle de mon être.

Alors je me pose la question. Et peut être vous aussi vous la posez-vous, que faire en ce temps de Carême pour libérer le Christ dans ma vie ? Ne plus l’enfermer mais au contraire me laisser totalement transformer par lui ?

La réponse, c’est une autre rencontre qui me l’a révélé. Une petite fille handicapée d’une douzaine d’années qui ne contrôlait plus ses membres. Chaque mouvement, chaque parole nécessitait un effort surhumain. Mais d’une volonté de fer, à chaque fois que je lui ai souri, elle m’a rendu mon sourire.

Comme elle, j’ai décidé qu’en ce temps de Carême, je répondrai à chacun des sourires qui me sont adressés. Je convertirai mon cœur à la joie. Et nous savons tous que Dieu aime sourire !

Tags:
Carêmeenfants du mekong
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