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Hommage. À Dieu, Benoît Lacroix

Martine Doyon

Jacques Gauthier - Publié le 16/03/16

Le bon père Benoît Lacroix est entré dans la vie le 2 mars et les témoignages d’affection continuent d’affluer dans les journaux, réseaux sociaux, blogs…

Il a beaucoup aimé le peuple du Québec, l’accompagnant dans ses passages, l’invitant à ne pas oublier ses racines, sa devise : « Je me souviens ». On se rappelle donc de lui avec tendresse ces jours-ci.

Cette semaine, des centaines de personnes ont défilé devant sa dépouille exposée en chapelle ardente dans l’église du couvent Saint-Albert-le-Grand à Montréal. François Gloutnay en donne un bon compte-rendu dans le média Présence. En ce 10 mars, jour de ses funérailles, la communauté se rassemble autour de Benoît pour entendre la Parole de Dieu, prier en silence, célébrer l’Eucharistie, remercier le Seigneur pour tout ce qu’il a fait de merveilleux dans sa vie. Ce sera plus une action de grâce qu’un hommage. Ma foi me dit que l’enfant de Bellechasse, le fils de saint Dominique, ne s’est pas éteint, mais allumé au feu du Ressuscité qu’il a entrevu dans la joie près du fleuve.

Il y a eu beaucoup de beauté, de bonté et de vérité chez ce dominicain doué pour le bonheur et l’amour. Je l’ai rencontré brièvement à quelques reprises et, comme plusieurs, j’ai été touché par sa chaleur humaine, son sourire coquin, son sens de l’humour, sa sagesse de campagnard, sa profonde érudition, sa simplicité d’enfant, sa sérénité dynamique. Ami des poètes et des saints, il était allumé comme eux, ouvert à tout ce que la vie pouvait lui apporter de joie et de souffrance. Il s’est amusé durant un siècle sur cette terre, accueillant avec humilité le moment présent, de l’aube au crépuscule. Compagnon du silence et des livres, passeur de cultures, il a récolté à pleines mains la moisson d’œuvres d’auteurs connus et inconnus, qu’ils soient du Moyen Âge ou d’aujourd’hui.

Le centenaire aux yeux bleus voyait toujours le bon côté des choses, ce qui en surprenait plusieurs. Il ne désespérait pas de l’humanité. Je pense que c’était un fruit de sa méditation de l’Évangile, de sa foi en la résurrection du Christ, qui prolongeait sa « messe sur le monde », pour reprendre l’expression de Teilhard de Chardin. Quand on l’interrogeait sur Jésus et la foi, il avait les mots qui parlaient à ses contemporains. À ceux et celles qui auront eu la grâce de le côtoyer, le père Lacroix leur aura fait expérimenter la gratuité de l’amour. Il ne lui restait plus que cela dans sa vieillesse, aimer. Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier

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