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Spiritualité

La communion réparatrice des premiers samedis, pour consoler notre Mère du Ciel

©MASSIMILIANO MIGLIORATO/CPP

Aliénor Gamerdinger - Publié le 12/03/16

En 1917 à Fatima, la Sainte Vierge a enseigné à Lucie comment les hommes peuvent gagner le Ciel en faisant acte de réparation des outrages dont elle est victime.

Le Salut du monde viendra par le Cœur Immaculé de Marie, cela est annoncé dès la Genèse, et détaillé dans l’Apocalypse de saint Jean. Terreur des démons, Reine des anges, c’est par son sein qu’est né le Sauveur. Elle est le dernier cadeau que sur la croix, Jésus a offert aux chrétiens : « Fils, voici ta mère ». Malheureusement, nombreux sont les outrages dont elle est l’objet. Le 13 juin 1917, les trois enfants de Fatima virent Notre Dame tenant dans sa main un cœur entouré d’épines. La Sainte Vierge dit à Lucie : « Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé ». Le 13 juillet, la Reine du Ciel leur dit : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront. Je viendrai demander la communion réparatrice des premiers samedis ».

Dix ans plus tard, Lucie alors novice depuis deux ans, écrit son témoignage à la troisième personne :

Le 10 décembre 1925, la Très Sainte Vierge lui apparut, et, à côté d’Elle, porté par une nuée lumineuse, l’Enfant Jésus. La Très Sainte Vierge mit la main sur son épaule et lui montra, en même temps, un Coeur entouré d’épines qu’elle tenait dans l’autre main. Au même moment, l’Enfant lui dit : « Aie compassion du Coeur de ta Très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il n’y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer ». Ensuite la Très Sainte Vierge lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte communion, réciteront le Chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme ».

Cette dévotion, c’est donc Notre Dame elle même qui nous la donne. Qui saurait mieux qu’elle nous apprendre à la consoler ? La plupart du temps, c’est l’ignorance qui éloigne les âmes de cette pratique, si simple et si profondément catholique, qui leur vient droit du Ciel pour les y amener.

  • La confession : elle peut être anticipée, même de plus de huit jours, en cas de difficulté de se confesser le premier samedi. Ce qui est important c’est de se confesser avec l’intention de faire réparation au Cœur Immaculé de Marie. Ceux qui auraient oublié de formuler cette intention « pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’ils auront pour se confesser » (Apparition de Jésus à Lucie, le 15 février 1926).
  • La Communion : bien sûr faite en état de grâce, « elle sera acceptée le dimanche qui suit le premier samedi, quand mes prêtres, pour de justes motifs, le permettront aux âmes » (Apparition de Jésus à Lucie, dans la nuit du 29 au 30 mai 1930). Elle doit être faite en esprit de réparation des offenses dont souffre le Cœur Immaculé de Marie.
  • La récitation du Chapelet : toujours pour la même intention.
  • Les quinze minutes de méditation sur les quinze mystères du Rosaire : ne pas confondre avec le Chapelet. Ce sont bien quinze minutes supplémentaires. Sœur Lucie écrit : « Tenir compagnie quinze minutes à Notre Dame ». Ce peuvent être quelques mystères au choix (il ne s’agit pas de quinze minutes pour chaque mystère).

Dans la nuit du 29 au 30 mai 1930, Sœur Lucie a demandé à Notre Seigneur pourquoi cinq samedis. La réponse de Jésus est qu’il y a cinq offenses et blasphèmes proférés contre le Coeur Immaculé de Marie :

  • Les blasphèmes contre l’Immaculée Conception ;
  • Les blasphèmes contre sa virginité ;
  • Les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes ;
  • Les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée ;
  • Les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images.

À ceux qui trouveraient la récompense (le salut éternel) bien disproportionnée à sa pratique, le père Alonso répond : « La grande promesse n’est rien d’autre qu’une nouvelle manifestation de cet amour de complaisance de la Très Sainte Trinité envers la Vierge Marie. Pour celui qui comprend une telle chose, il est facile d’admettre qu’à d’humbles pratiques soient attachées d’aussi merveilleuses promesses. Il se livre alors filialement à elles d’un cœur simple et confiant envers la Vierge Marie ».

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