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Pourquoi marquer un temps « d’action de grâce » après la communion ?

© Roman Catholic Archdiocese of Boston-cc
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Si la célébration eucharistique est déjà par définition une "action de grâce", pourquoi répéter ce qui a déjà été fait pendant toute la messe ?

Certains ne voient pas la nécessité d’une action de grâce après avoir reçu la communion. Si la célébration eucharistique est déjà, comme l’indique le mot grec εὐχαριστία, une « action de grâce », ne serait-ce pas répéter ce qui a été déjà fait à la Messe?

Beaucoup de communions mais peu de vrais communiants

Plus qu’un jeu de mots, ce dont il est question, en fait, c’est de la nature du sacrement de l’Eucharistie, la façon dont il agit dans l’âme de ceux qui le reçoivent. Selon saint Thomas d’Aquin, « tout l’effet que la nourriture et le breuvage matériels réalisent dans la vie corporelle (…) tout cela ce sacrement le fait dans la vie spirituelle » (Somme Théologique III, q. 79, a. 1).

L’un des points défendus par la « nutrition fonctionnelle », c’est que les gens ne sont pas simplement ce qu’ils mangent, mais ce qu’ils peuvent absorber de la nourriture qu’ils mangent. Il ne sert donc à rien de consommer des produits nutritionnels, si on ne tire pas profit des substances qu’ils contiennent. De même, il y a beaucoup de gens qui participent à la table eucharistique mais qui ne jouissent pas de ses fruits : ils reçoivent réellement Jésus – parce que c’est Lui qui est présent dans l’hostie consacrée, avec Son corps, Son sang, Son âme et Sa divinité –, mais l’hôte divin passe par leurs âmes sans laisser de trace, parce qu’ils ne s’ouvrent pas à Son action. Hélas, on compte beaucoup de communions, et peu de vrais communiants ; beaucoup reçoivent Notre Seigneur, mais seulement quelques-uns s’unissent vraiment à Lui.

La théologie nous enseigne que la présence du Christ dans l’Eucharistie « dure tant que subsistent les espèces du pain et du vin »*. Ce qui signifie que, dans les quelques minutes où les apparences du pain demeurent ingérées, tout de suite après la communion, Jésus Christ est physiquement uni à celui qui communie, touchant tout son être avec Sa divine humanité. Cette action a lieu ex opere operato, c’est-à-dire par la seule valeur du sacrement : Dieu envoie vraiment Sa grâce, il nous suffit de nous disposer à la recevoir.

Dieu nous visite merveilleusement dans l’humanité de Son divin Fils

Par conséquent, il ne suffit pas que la personne entre en contact avec le Christ si elle ne reconnaît pas, avec la foi, la grandeur de Celui qui la visite, et ne traite pas avec amour l’époux qui vient l’appeler à l’union avec Lui. Tout comme dans la foule qui entourait Jésus, seule une femme souffrant d’hémorragies fut guérie, parce qu’elle toucha avec confiance la frange de Son manteau (cf. Mc 5, 25-34). Si pour quelques-uns c’est un problème de langage, si l’expression « action de grâces » les met mal à l’aise, qu’ils essaient un autre terme ou même qu’ils n’en utilisent aucun, l’important est d’accorder l’attention voulue au divin hôte des âmes.

En recevant le corps très pur et très doux du Christ, demandons-Lui de nous guérir de notre impureté et de notre irritabilité, et de nous aider à vivre la chasteté et la douceur de cœur. En voyant Son âme, très sage et très aimante, unie à la nôtre, supplions-Le de nous guérir de notre ignorance et de notre mauvaise volonté, en éclairant notre intelligence de Sa lumière et en affermissant notre volonté avec Son amour très ardent. En un mot, ne laissons pas passer ce moment propice, où Dieu nous visite merveilleusement dans l’humanité de Son divin Fils.

*Pape saint Jean Paul II, Lettre encyclique Ecclesia de Eucharistia (17 avril 2003), n. 25 (DH 5092).

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