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L’honorable Paul Comtois, un homme derrière la légende

© Société historique de Québec
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Récit de sa mort en héros de l’eucharistie, il y a tout juste 50 ans.

21 février 1966, vers minuit. Le ciel est dégagé. Les étoiles, comme des glaçons scintillants, tapissent la voute céleste. Le thermomètre indique -26°C. Tout est calme à la villa du Bois-de-Coulonge, la résidence officielle des lieutenants-gouverneurs du Québec. Le 21e lieutenant-gouverneur, l’honorable Paul Comtois  (1895-1966), sa femme, ses enfants ainsi que leurs invités dorment dans leurs chambres respectives.

Puis soudain, les flammes bondissent sur les murs en bois de l’antique demeure. Les invités, M. et Mme Mac Stearns, s’en sortent sans blessures. Avec l’aide du gardien de nuit, Mme Irène Gill, l’épouse de M. Paul Comtois, sort vivante du brasier. Quant à lui, toujours à l’intérieur de la résidence, il ordonne à sa fille Mireille de sauter par la fenêtre du deuxième étage. Elle sera par la suite hospitalisée en raison de brulures au visage. Tous les autres enfants sont indemnes. Seul Paul Comtois reste dans la maison en flammes.

Tout au long de la nuit, les pompiers combattent le brasier avec acharnement. La chaleur intense dégagée par les flammes contraste avec le froid mordant de cette nuit hivernale.

Malgré leurs efforts, les sapeurs ne réussissent pas à sauver cette demeure construite en 1862. Au lever du soleil, la belle résidence officielle n’est plus que cendres. Seules des cheminées subsistent, telles des tours de garde.

Au petit matin, les pompiers cherchent dans les décombres qui fument encore le corps du lieutenant-gouverneur. Après des heures de recherches, ils le localisent enfin. Paul Comtois git face contre terre. Il est atrocement brulé, mutilé. C’est la consternation. Avec mille précautions, on enlève la dépouille des débris de la résidence officielle.

Tout près du corps, les pompiers remarquent des objets liturgiques. Même très abîmés par le feu et par l’eau, ils sont reconnaissables. Il s’agit de deux reliquaires, d’un plateau pour burettes et d’une patène.

Les témoins et acteurs de la scène ne le réalisent pas encore, mais ils viennent d’assister aux derniers moments de l’histoire de la résidence officielle des lieutenants-gouverneurs du Québec. Le magnifique parc du Bois-de-Coulonge ne verra plus défiler les reines, les rois, les présidents, les Premiers ministres et autres dignitaires de ce monde en visite officielle au Québec.

Pourtant, il reste encore un chapitre à rédiger: celui qui fera entrer Paul Comtois dans la légende ; un chapitre qui le transformera en héros, voire en martyr, de l’Eucharistie ; un chapitre dont la dernière ligne n’est pas encore écrite, cinquante ans après sa mort tragique… Lire la suite sur Le Verbe.com

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