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La guerre russo-turque couve en Syrie

Le 17 février 2016, le général des armées turques Hulusi Akar (à droite), le Premier ministre Ahmet Davutoglu (à gauche) et le président turc Recep Erdogan (au centre) assistent à une cérémonie d'hommage à un gendarme mort au cours d'une opération antiterroriste à Ankara (Turquie) © AYKUT UNLUPINAR / ANADOLU AGENCY / AFP
ANKARA, TURKEY - FEBRUARY 17: Turkish Army General Hulusi Akar (R), Turkish Prime Minister Ahmet Davutoglu (L) and Turkey's President Recep Tayyip Erdogan (C) attend a funeral ceremony held for Gendarme Sergeant Seckin Cil, 29, who was martyred after being taken to hospital in an anti-terror operation in the Sur district of Diyarbakir, at the Kocatepe Mosque in Ankara, Turkey on February 17, 2016.


Aykut Unlupinar / Anadolu Agency
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Alors que la nasse se referme sur la ville d’Alep grâce au soutien de l’aviation russe, la Turquie frappe en territoire syrien les Kurdes luttant contre Daesh.

« Il pourrait y avoir des combats – limités – entre forces turques et russes sur le territoire syrien », assure Grégoire Chambaz, analyste à la ‎Revue Militaire Suisse. En effet, précise-t-il, « la Turquie ne pourrait pas, si cela arrivait, invoquer l’article 5 de l’OTAN ». Cet article prévoit que si un pays membre de l’OTAN – comme la Turquie – était attaqué, les autres pays membres devraient assister le pays attaqué par toute action nécessaire, y compris l’emploi de la force armée.

Une guerre civile internationale

Mais une confrontation directe russo-turque sur un territoire étranger ne serait en fait qu’une étape de plus dans l’internationalisation du conflit syrien. En ne fermant pas hermétiquement ses frontières, la Turquie apporte son soutien aux groupes rebelles, tandis que les puissances occidentales soutiennent les Kurdes syriens… contre qui la Turquie mène une guerre qui la porte au-delà de ses frontières.

Vendredi 19 février, un attentat mené sur le sol turc, et attribué aux Kurdes par Ankara, a tué 28 personnes. Cet événement dramatique risque d’intensifier la campagne de bombardements menée contre les Kurdes par l’armée turque, aussi bien sur le territoire turc qu’en Syrie. L’association SOS Chrétiens d’Orient a notamment constaté que le village chrétien de Sharanish, situé à la frontière entre Turquie et Syrie, avait été bombardé par l’armée turque.

« Une opération terrestre maintenant ! »

Le quotidien turque Sabah titrait vendredi : « Une opération militaire maintenant ! » en réaction à l’attentat du même jour. Une semaine auparavant le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, affirmait : « S’il y a une stratégie (contre l’EI), alors la Turquie et l’Arabie saoudite pourraient participer à une opération terrestre ». Il emboîtait le pas à son homologue saoudien, Adel Al-Joubeir, qui avait fait une déclaration similaire aux journal allemand Süddeutsche Zeitung. Mais cette intervention terrestre pourrait bien se révéler catastrophique, analyse Grégoire Chambaz. Il existe une grande animosité entre Russe et Turcs, surtout depuis la destruction d’un chasseur-bombardier russe Soukhoï 24 par l’armée turque. Or, les Russes ayant la domination du ciel syrien, il leur serait facile d’étriller l’armée turque au sol.

« Les Turcs sont-ils encore un acteur rationnel ? »

Malgré tout, Grégoire Chambaz n’exclut pas complètement la possibilité d’une intervention. « Ceux qui observent le comportement du gouvernement turc depuis le début de la crise Syrienne (2011, ndlr) s’interrogent : les Turcs sont-ils encore un acteur rationnel ? » De fait, les récentes révélations de L’Orient le Jour, démontrant le soutien turc à des groupes de rebelles, appartenant à la mouvance Faylaq al-Cham, opposée aux Kurdes, illustre la propension du gouvernement d’Erdogan à jouer avec le feu.

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