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Le Maroc en première ligne dans la formation des imams

Le roi du Maroc Mohammed VI inaugure le Centre international de formation des imams à Rabat (Maroc) le 27 mars 2015 © MOROCCAN ROYAL PALACE / AFP
A handout picture released by the Moroccan Royal Palace shows Moroccan King Mohammed VI (R) attending the inauguration ceremony of the International Imam Training Center in Rabat on March 27, 2015. As part of its security strategy, Morocco in 2008 launched a vast reform programme to train its imams who lead prayers in mosques, with a budget of almost 20 million euros ($22 million). The aim has been to promote a tolerant and non-violent form of Islam based on Morocco's official Maliki school of Sunni Islam. AFP PHOTO /HO/ MOROCCAN ROYAL PALACE
== RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO /HO/ MOROCCAN ROYAL PALACE" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS == / AFP / MOROCCAN ROYAL PALACE / -
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Ces dernières années, le pays a décidé de prendre à bras le corps la question de l'extrémisme religieux.

L’une des priorités du roi du Maroc Mohammed VI est de former les imams de son pays. Un institut qui porte son nom a ainsi été inauguré en mars 2015 à Rabat, la capitale du royaume. Le Maroc y forme des imams et des conseillers aux enseignements de la religion musulmane et aux sciences islamiques. Un « islam du juste milieu », qui attire aussi les ressortissants d’autres pays, sans formation religieuse officielle et qui veulent combattre la radicalisation.

Stéphanie Wenger, journaliste à Radio Vatican, s’est rendue sur place. Elle y a rencontré Mariam, jeune couturière qui étudie la religion pour devenir mourchida (« conseillère religieuse ») en plus de son métier initial. « Le rôle de la femme dans la société est très important : elle éduque les enfants et s’ils sont bien éduqués la société aura de “meilleures” personnes. La religion permet de se connaître mieux ainsi que de connaître les autres, de savoir comment vivre avec les autres et comment se comporter. »

« Revoir nos façons d’interpréter les textes saints »

Depuis deux ans, le Mali envoie une centaine de jeunes se former à Rabat. Il avait été touché par le fléau de l’extrémiste religieux qui avait éclaté en 2003 lors des attentats de Casablanca. Le Maroc avait alors décidé de s’attaquer à la radicalisation et de veiller sur l’enseignement de l’Islam dans le royaume. Checoumarsso de Bamako partage son ressenti. « Notre pays traverse actuellement une situation de crise, explique l’étudiant africain. Cette expérience nous permet donc de changer notre comportement, de revoir le discours religieux, de revoir nos façons d’interpréter les textes saints. »

Depuis mars 2015, dernier environ une quinzaine d’imams français ont également rejoint ce programme qui dure trois ans. Nourdine, un étudiant qui vient de Strasbourg, ressent un vrai besoin de former des cadres religieux musulmans en France. « La plupart des imams qui prêchent le vendredi ou qui tiennent des discours religieux n’ont pas été suffisamment formés ou alors ils sont formés mais suivent les préceptes de la doctrine salafiste et tiennent parfois un discours dur, regrette le jeune homme. Cela fragilise certains jeunes que ce soit au niveau du savoir, du niveau sociale. »

Un moyen de lutter contre le fanatisme et le radicalisme en France

Depuis janvier, une trentaine d’aspirants imams ou conseillers en religion les rejoindront. Trois femmes seront du voyage. Tous sont à la recherche du savoir mais aussi en quête d’une certaine façon de vivre est de transmettre leur religion. Un autre étudiant participant au voyage se réjouit. « On enseigne un islam modéré, un islam du juste milieu et qui a des valeurs de solidarité et de fraternité. Cet islam que je suis venu chercher prône les valeurs que j’ai envie de porter auprès des jeunes une fois de retour en France. C’est un des seul moyens, certainement pas le seul, de lutter contre le fanatisme et le radicalisme. »

Certains États européens comme la Belgique et l’Espagne se disent intéressés par l’enseignement de cet islam du juste milieu. D’autres pays du Magreb, en particulier la Tunisie, ont aussi saisi cette opportunité et envoient déjà leurs propres imams se former au Maroc.

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