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Vivez le Carême autrement avec Aleteia (4/7). S’unir à la solitude du Christ pendant le Carême

©Detlef Reichardt CC
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De toutes les souffrances que Jésus a endurées pendant sa Passion, quelle est celle qui Le fit souffrir le plus ?

La souffrance qui atteignit le cœur et l’âme de Jésus est, je pense, la souffrance qui fait le plus souffrir. On peut interrompre la douleur physique. On peut s’évanouir et mettre une distance entre sa douleur et soi. Par contre, la douleur psychique (c’est-à-dire, le douleur du cœur et de l’âme) peut ne pas trouver de soulagement et être incommensurable. Elle peut durer longtemps ou faire rage bien après l’élément déclencheur. La douleur psychique peut s’insinuer dans les profondeurs de l’âme et atteindre des endroits cachés où elle agit, se développe et s’intensifie.

En relisant les récits bibliques du Jeudi Saint, je vois que la solitude fut la douleur psychique qui provoqua chez Jésus la plus grande souffrance. Dans Luc (au chapitre 22), nous lisons que Jésus a regardé Pierre au moment où ce dernier niait Le connaître. L’avoir prédit n’apporta à Jésus aucune consolation.

Dans l’Évangile selon saint Jean (chapitre 19), nous lisons que Jésus sur la croix dit : « J’ai soif ». Il est facile d’imaginer qu’Il n’avait pas seulement soif d’eau mais aussi d’amour, de compassion et d’âmes.

Quand la douleur atteint le cœur de l’âme

Le plus poignant se trouve dans Marc (chapitre 15), Jésus crie de douleur sur la croix, la solitude est telle qu’Il se sent abandonné même de Dieu. Là encore la douleur n’est pas que physique mais atteint le cœur et l’âme.

Pourquoi mentionner tous ces exemples? J’aurais pu me passer d’écrire tous ces mots et aurais plutôt pu vous demander d’accompagner Jésus dans sa solitude, dans sa soif d’amour et d’âmes. De telles actions sont toujours louables, surtout en période de carême, mais je parle de la solitude de Jésus avec une autre intention en tête.

Nous savons que l’on peut trouver de la souffrance chez nos voisins (Mathieu 25;40). Les saints nous ont toujours demandé d’être miséricordieux avec nos voisins pour l’amour du Christ et de ce qu’il a souffert. Ce genre d’action est toujours la bienvenue, particulièrement pendant le Carême.

Mon but est d’attirer votre attention sur le fait que la solitude, qui est inévitable dans ce bas monde, touche Jésus dans son cœur et son âme puisqu’Il habite en nous.

Même parfaits, nous serions seuls !

Chacun de nous ressent, de temps à autre, de la solitude, de façon sporadique ou comme une blessure qui refuse de guérir. Quel Carême, fructueux et miséricordieux, si nous pouvions vivre la liberté et la générosité nécessaire pour trouver et aimer le Jésus qui souffre en nous au moment où nous traversons notre propre passion de solitude !

Pourquoi sommes-nous seuls ? Parce que nous sommes inachevés – nous sommes faits pour l’amitié, l’amour et la plénitude. Même parfaits, nous serions seuls car nous avons un vide en forme de Dieu dans nos cœurs qui ne peut pas être comblé dans cette vie.

Nous sommes seuls parce que la culture est dévoyée, elle qui nous engage à aimer les choses et à idéaliser les hommes dans l’espoir d’amadouer notre solitude.

Nous sommes seuls parce que nous avons peut-être écarté l’amour, ou lui avons fermé la porte simplement à cause de circonstances indépendantes de notre volonté.

Et dans cette vie solitaire que nous subissons tous, le Jésus plein de compassion peut être trouvé, Il nous attend. Le Carême est le moment privilégié pour encourager la liberté et la gentillesse nécessaire pour rencontrer Jésus. Partons à sa recherche, en commençant par identifier les affres de la solitude qui ronge nos cœurs. Par nos prières, nous pouvons Lui rappeler qu’Il n’est pas en solitude, en nous, ce faisant nous pouvons découvrir que nous ne sommes pas seuls non plus. Une telle grâce peut devenir une source d’endurance et d’espoir, car si nous accompagnons Jésus dans la souffrance, nous pourrons aussi L’accompagner dans la victoire.

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