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La grâce du jeûne chrétien

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Le Carême est un temps par excellence de conversion et de rencontre avec Dieu. Il s’ouvre sur le récit du jeûne de Jésus dans le désert.

Le jeûne de longue durée qui en découle est un appel de l’Esprit : « Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim » (Luc 4, 1-2).

L’action de l’Esprit

Le jeûne de Jésus est réel et rigoureux. Le Tentateur le défie, lui fait miroiter un messianisme temporel. Par le jeûne, l’humilité et l’obéissance au Père, Jésus résiste aux convoitises de la toute-puissance et aux abus de pouvoir. Il répond trois fois à l’Adversaire par la puissance de la Parole de Dieu et non en recourant à la pensée magique, car « l’homme ne vit pas seulement de pain » (Luc 4, 3). Ce jeûne prépare Jésus à sa mission. Ainsi, il retourne en Galilée pour annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume.

Le jeûne chrétien est donc action de l’Esprit, participation à la compassion du Christ, préparation à la mission d’évangélisation. Il est aussi expérience pascale, où nous nous incorporons au Christ ressuscité en passant par ses souffrances. Nous nous purifions pour mieux renaître en Jésus. Le jeûne est surtout attente de l’Époux, puisqu’il nous est enlevé depuis l’Ascension. La faim corporelle n’est là que pour orienter la personne qui s’adonne à cette pratique vers une autre faim, plus spirituelle, celle du Christ et de son retour.

Le jeûne jaillit de la plénitude intérieure de l’Esprit qui dilate le cœur, en union avec le Christ. Il témoigne de l’importance du corps dans la prière, de l’abandon confiant au Père. Le corps qui se prive crie vers Jésus; la faim de pain se transforme en faim de pain eucharistique. Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier