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Mexique : Pour la première fois un Pape accueilli en « souverain absolu »

Le pape François à son arrivée au Mexique le 12 février 2016 au soir © CTV
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Après cinq voyages de Jean Paul II et un voyage de Benoît XVI en 33 ans , le pape François a été le tout premier Pape à être reçu au Palacio Nacional.

Miséricorde, justice et paix, mais également migrations, violence et criminalité, tels sont six thèmes que le pape François qui a décollé vendredi dernier de Rome pour le Mexique, son quatrième voyage en Amérique Latine et son 12e à l’étranger, comptait bien aborder.

De Cuba au Mexique

Quelques jours avant son départ, dans un entretien accordé à Radio Vatican, le secrétaire d’État au Vatican, le cardinal Pietro Parolin, passait en revue les sujets de ce voyage d’abord marqué par cette escale à l’aéroport de la Havane à Cuba pour une rencontre historique avec le patriarche orthodoxe russe Cyrille de Moscou. Cette rencontre entre le Pape et le patriarche de toutes les Russies était « un grand signe d’espoir », estimait-il, dont on mesurera certainement « de fortes retombées » sur le dialogue œcuménique en général. Ceci était le souhait du Pape « que partage très certainement le patriarche Cyrille », estime le cardinal Parolin qui voit en cette rencontre historique, effectuée le 12 février, « toutes les raisons d’espérer » en de nouveaux échanges et rencontres constructives pour le bien de la société actuelle.

Concernant le Mexique, où le pape est arrivé comme prévu samedi, le Saint-Père vient « les bras tendus », comme il le fait à chacun de ses voyages, et l’a fait spécialement en Centrafrique où il a souhaité marquer le coup d’envoi du jubilé de la miséricorde par un geste fort en ouvrant la première Porte sainte à Bangui. Au Mexique, semble effectivement laisser entendre le secrétaire d’État, nous devrions retrouver le même état d’esprit et tant d’autres gestes aussi symboliques : « Le Pape rencontrera toutes les couches de la société mexicaine – du politicien à l’indigène, jeunes et moins jeunes, familles, malades, détenus, travailleurs, religieux et religieuses – et leur demandera de mettre la miséricorde au cœur de leur vie, de devenir ses témoins », souligne-t-il.

Dans le sillage de Benoît XVI

Comme souligné dans nos précédents articles, le Pape se rendra aux « périphéries » d’un pays marqué par la corruption et la violence. Près de 26 000 personnes y ont disparu et environ 80 000 y ont perdu la vie au cours de la dernière décennie, et sur ce point le cardinal Parolin, sans entrer dans les détails, semble dire que rien ne sera omis, reprenant un discours laissé en suspens par Benoît XVI lors de son voyage en 2012 : « J’imagine que le pape François reviendra sur les points principaux de ce voyage où il avait été beaucoup question de dignité humaine et de liberté religieuse », confie le secrétaire d’État, en allusion à l’histoire « très tourmentée » vécue par ce pays, due à « un fort laïcisme » qui a empêché de « développer des relations sereines avec l’Église ».

À ce propos, le nonce apostolique au Mexique, Mgr Christophe Pierre, assure que la situation « s’améliore de jour en jour ». Depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’État mexicain en 1992, dit-il, « on apprend à se connaître, à travailler ensemble. Et je pense que la visite du pape François va aider à approfondir les choses« .

Le Pape accueilli en « souverain absolu »

Après cinq voyages de Jean Paul II (en 1979, 1990, 1999 et 2002), et celui de Benoît XVI (en 2012) le pape François sera le tout premier pape à être reçu au Palacio Nacional comme « souverain absolu de l’État de la Cité du Vatican, indépendamment de sa figure apostolique et pastorale », a tenu à souligner l’ambassadeur du Mexique près le Saint-Siège, Mariano Palacios Alcocerle, dans une récente interview au quotidien italien il Foglio. Un « détail » souligné également par le secrétaire d’État comme pour mieux signifier toutes les espérances qui reposent sur ce nouveau voyage en terre mexicaine.

Espérances que l’on perçoit même chez les plus sceptiques comme Amnesty International qui, en prévision de ce voyage, avait fait un état des lieux extrêmement sombre de la situation des droits de l’homme dans le pays. L’organisme se dit conscient qu’il n’est pas du ressort du Pape de résoudre la crise que traverse le Mexique, mais espère que sa venue dans le pays « contribuera à faire en sorte que la réalité ne soit plus balayée sous le tapis ».

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