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Un archange veille sur la France… pour quelques heures encore

Emmanuel Frémiet, Statue de l’archange saint Michel, abbaye du Mont-Saint-Michel. © CMN
Vue aérienne, de face, de la statue couronnant la flèche.
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L’archange dominant l’abbaye du Mont-Saint-Michel, perché à 156 mètres de haut et combattant vents et marées va être restauré.

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Le 25 février, une opération spectaculaire sera menée par le Centre des monuments nationaux (CMN) dans le cadre de la campagne de rénovation de l’abbaye du Mont-Saint-Michel. La statue de l’archange – 4,5 m de haut et 410 kg – sera enlevée par hélitreuillage du sommet de l’abbaye afin d’être restaurée.

Entre 2013 et 2015, plusieurs chantiers ont été menés : la restauration des couvertures de l’abbaye, de la Tour Gabriel et des vitraux de l’église abbatiale. La première opération de l’année 2016 est le retrait de la statue de l’archange qui va bénéficier d’une restauration et permettre de procéder à la mise aux normes du dispositif de paratonnerre. Endommagé par la foudre et les intempéries, exposé aux vents et aux marées, l’archange de cuivre doré a besoin d’un bon nettoyage, bien qu’il ait déjà été restauré en 1987. Le LRMH (Laboratoire de Recherche sur les Monuments Historiques) va donc essayer de comprendre pourquoi la dorure s’est dégradée si rapidement.

Le « réalisme historique » du saint Michel de Frémiet

Le sculpteur Emmanuel Frémiet est le créateur de cette statue monumentale de l’archange couronnant la flèche de l’abbaye. Célèbre pour ses travaux aux côtés de Viollet-le-Duc au château de Pierrefonds et pour sa sculpture de Jeanne d’Arc place des Pyramides à Paris, il reçoit la commande en 1894 par l’architecte Victor Petitgrand. Ce dernier lui demande de concevoir un modèle en plâtre grandeur nature en partant d’une statuette en bronze réalisée par Frémiet en 1879. L’année suivante, le sculpteur s’engage formellement dans une lettre du 9 avril 1895 : « Je (…) m’oblige et m’engage à exécuter le modèle en plâtre d’une statue de saint Michel, de 2 à 2,2 m de hauteur (non compris les ailes) ». L’artiste prend quelques libertés vis à vis de son modèle et figure saint Michel terrassant le dragon avec son épée. Il fait preuve d’un nouveau réalisme, presque sévère, privilégiant la science historique à une vision emprunte de « pathos » et donne à son saint Michel une silhouette dynamique. En 1897, la statue est installée au sommet de la flèche construite par le charpentier Crepaux. Elle est exécutée en cuivre repoussée : plusieurs plaques de cuivre sont montées sur une armature et fixées par des rivets. Cette technique lui confère une véritable légèreté qui permet à l’œuvre colossale d’être montée au sommet de la flèche. La maison Monduit qui s’occupa de la réalisation, créa deux autres exemplaires, l’un pour son magasin d’exposition (aujourd’hui conservé au musée d’Orsay), l’autre pour le clocher de l’église Saint-Michel des Batignolles à Paris.

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