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Les lieux du Baptême de Jésus entrent au patrimoine de l'Unesco

Les ruines du temple du Ve siècle retrouvées sur les rives du Jourdain côté jordanien. Ce site est maintenant classé au patrimoine mondial de l'Unesco © Jeffrey Bruno/JTB/ALETEIA

Aliénor Gamerdinger - Publié le 12/02/16

Situé à neuf kilomètres de la mer Morte, ce lieu saint se trouve dans le Jourdain, qui est aujourd'hui la frontière naturelle entre Israël et la Jordanie.

Le lieu du Baptême de Jésus fait désormais partie du patrimoine de l’Unesco. Alors que la rive israélienne du Jourdain avait pris l’habitude d’être plus fréquentée que sa voisine jordanienne, l’initiative des Nations unies pourrait avoir un impact économique et touristique sur les deux pays concernés.

Les sources historiques favorisent bien la rive jordanienne

De nombreuses découvertes archéologiques sur la rive Est du Jourdain révèlent la présence de nombreuses églises datant du début de l’ère chrétienne, ainsi que de nombreux bassins utilisés pour les baptêmes des premiers chrétiens. De plus, de nombreux écrits datant des premiers siècles du christianisme témoignent que la majorité des pèlerinages sur le lieu du baptême de Jésus étaient effectués sur la rive de la Jordanie actuelle. Enfin, et c’est peut-être pour un chrétien le meilleur argument, le Nouveau Testament enseigne lui-même : « Jean leur répondit : “Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers”. Ces choses se passèrent à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait. Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : “Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde” » (Jean 1, 26-29). Cela révèle que Jésus a été baptisé par Jean-Baptiste, à Béthanie, au-delà du Jourdain.

La question géopolitique ne remet pas en cause la foi des chrétiens

Rive israélienne ou jordanienne, cela ne relève que de l’histoire géopolitique contemporaine. La naissance de l’État d’Israël en 1947 a été une opportunité inespérée pour les rêves d’expansion territoriale des dirigeants des pays arabes limitrophes. Au début du XXe siècle, la famille du roi Abdullah est chassée d’Arabie saoudite par Ibn Seoud, perdant alors le trône de la mer Rouge. En consolation, l’Angleterre donne au roi Abdullah un émirat désertique taillé dans la Palestine, dont elle est alors mandataire. Ainsi naissait la Jordanie. En 1934, alors que le plan de partage de la Palestine est déjà en discussion aux Nations unies, le Premier ministre du roi Abdullah se rend chez l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Transjordanie, Sir Alec Kirkbride, pour lui demander ce que penserait la reine s’il annexait la partie de la Palestine revenant aux Arabes.

La Terre Sainte fait fit de ces manœuvres superficielles dont un minuscule résumé est ici donné. La vraie terre de la Bible englobe les deux pays sans distinction. En effet, deux des tribus d’Israël, Ruben et Gad, possédaient le territoire « au-delà du Jourdain ». C’est aussi là que Moïse s’est endormi, sur le mont de Moab, en Jordanie actuelle, en face de l’israélienne Massada.

Une victoire spirituelle pour les chrétiens

À l’heure où la Mésopotamie, terre des premiers chrétiens, voit tout comme la France ses églises transformées en mosquées, cette reconnaissance des Nations unies offre un grand encouragement pour les amoureux du Christ. De plus, dans une société dans laquelle tout est mis en œuvre par la Franc-maçonnerie omniprésente pour mettre la foi des chrétiens en danger, la rendant bancale et fragile, il s’agit pour une fois d’une reconnaissance factuelle et solide. Cela motivera peut-être davantage de personnes à se mettre sur les routes de la Terre Sainte, un pèlerinage si salutaire. Et finalement, que les pèlerins choisissent la rive jordanienne ou israélienne, le Jourdain ne fait que quelques mètres de large. Prenant sa source en Syrie, passant par Israël et la Jordanie, se terminant dans la mer Morte, ayant vu passer dix des tribus d’Israël et baptisé Jésus, le Jourdain possède une sainteté et un charisme que nulle manœuvre politique ne saurait impressionner. Enfin, selon Mgr Lahham, évêque jordanien, en ce « lieu résonne encore la voix du Christ dans un pays, la Jordanie, tranquille et sûr, au milieu d’un Proche-Orient en flammes ».

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baptêmegrande bretagneisraeljordanieunesco
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