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Thérèse Hargot : « C’est quoi ce bordel avec l’amour ? »

Thérèse Hargot © Benjamin Chelly
Thérèse Hargot
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Avec son style vif et percutant, la sexologue invite, dans son dernier ouvrage, à observer la sexualité et sa perception par la jeunesse d’un autre œil face à la pensée unique.

« C’est quoi ce bordel avec l’amour ? » On ne peut plus éloquent comme entrée en matière. Cri d’ado ? Cri du cœur ? C’est en tout cas le bandeau d’Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque), le nouvel opus de Thérèse Hargot, publié chez Albin Michel, sorti en librairie le 4 février. « Je voudrais vous partager ce que j’ai vécu pour vous permettre, au moins le temps de la lecture, de sortir du moule dans lequel nous avons grandi pour l’observer, différemment. » Le ton est donné, Thérèse ne mâche pas ses mots. D’ailleurs quand on la lit, c’est un peu comme si on l’entendait parler. Le style est vif, percutant, et les 215 pages s’avalent sans la moindre peine.

À travers l’histoire d’adolescents qu’elle accompagne dans leur lycée et de personnes qu’elle reçoit dans son cabinet de consultation, Thérèse dresse le tableau d’une jeunesse à l’affectivité paradoxalement prisonnière de sa propre liberté. Elle aborde dix thèmes explosifs et donne un grand coup de pied dans la fourmilière, remettant sérieusement en question ce que la culture actuelle proclame comme étant « bon » et « normal » en matière d’amour, avec les conséquences que l’on connaît sur les jeunes. Elle nous invite à observer les choses d’un autre œil et à (ré)ouvrir les débats où les opposants d’une pensée unique sont trop souvent bâillonnés. Sans donner de leçon, le livre pointe les incohérences et les limites des « fruits » de la révolution sexuelle de mai 68. Surtout, il soulève quantité de questions qui nous ouvre la piste de profondes réflexions personnelles.

Nous sommes obligés de nous reposer les questions existentielles

« Avant même de parler de quoi que ce soit qui touche de près ou de loin à la sexualité, il faudrait commencer par reprendre les choses par leur commencement : qu’est-ce que c’est une personne humaine ? Qu’est-ce qui la distingue des animaux et des objets ? Le corps, le cœur et l’esprit peuvent-ils se détacher l’un de l’autre ? » Couple, avortement, pornographie, contraception, homosexualité… Des sujets omniprésents dans la tête des jeunes, qui y sont confrontés quotidiennement, et devant lesquels nous pouvons nous sentir démunis, voir véritablement embarrassés. Nos réponses toutes faites, nos « tu peux » ou « tu ne peux pas », ne sont plus suffisants face à l’angoisse écrasante générée par le culte de la jouissance permanente, l’obligation de tout réussir et le devoir d’être heureux. C’est pour cette raison que Thérèse Hargot les aborde dans son livre, car avant d’agir, il faut comprendre ce qu’il se passe. Les témoignages qu’elle partage et le portrait de la situation qui est dépeinte, ne se veulent en aucun cas décourageants, au contraire « nous sommes obligés dorénavant de nous poser des vraies questions, des questions existentielles, essentielles ».

Retrouvez dès demain l’entretien accordé à Aleteia par Thérèse Hargot à l’occasion de la sortie de son ouvrage :

Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) - Thérèse Hargot
© Albin Michel

Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) de Thérèse Hargot. Albin Michel, février 2016, 16 euros.

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