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Les adultes créent les problèmes et les enfants trinquent

Un enfant réfugié attend avec sa famille à la frontière entre la Grèce et la Macédoine à Gergelija (Macédoine) l'autorisation de traverser pour se diriger vers le Nord de l'Europe © Robert Geiss / picture alliance / DPA
Refugee child waits with family at Greek-Macedonia border at Gergelija, Macedonia (FYROM) permission to travel, in search of safe future and better life in North Europe. 24.08.2015
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Personne ne sait où se trouvent des milliers d’enfants « réfugiés » en Europe et aux États-Unis…

Ils sont l’avenir. Les enfants du monde. Ceux qui devraient être les plus choyés parce que les plus sans défense. Ils devraient être la priorité de tous. Et pourtant, ils sont les principales victimes des conflits, les premiers à souffrir de faim et de malnutrition, les premiers disparus, ceux qui sont utilisés pour la guerre, qui sont violés, maltraités…

Nous, les adultes, nous commençons et entretenons les guerres; nous achetons les armes, fermons les frontières, emplissons le monde de haine et de terreur.

Nous, les adultes, créons un système consumériste et non solidaire, un système où la personne ne tient jamais la première place, et les enfants encore moins. Que se passe-t-il donc dans le monde avec les enfants ?

La guerre de Syrie et les 10 000 enfants disparus

Au moins 10 000 enfants migrants non accompagnés ont disparu à leur arrivée en Europe, sur les 18 à 24 derniers mois, estime Europol, l’Office européen de police. Des enfants dont toute trace a été perdue. Certains rejoignent leurs familles sans avoir été enregistrés auprès des autorités européennes, mais d’autres finissent aux mains de trafiquants, ou sont exploités sexuellement par le crime organisé.

En 2015, 270 000 enfants sont arrivés en Europe, dont 26 000 sont des mineurs sans accompagnement, rappelle Interpol. Selon l’ONG Save The Children, au milieu du chaos et de la pagaille migratoire, il n’a pas été possible d’évaluer les terribles conséquences de ce déplacement d’enfants, et pour l’instant Europol tente de savoir ce qu’il est advenu des enfants mineurs disparus.

Au moins 5 000 d’entre eux sont restés à la merci d’une infrastructure criminelle paneuropéenne sophistiquée visant la traite des enfants migrants. Des mineurs sans accompagnement, seuls, qui finissent esclaves et victimes de l’exploitation sexuelle.

Les adultes créent la guerre, ferment les frontières et les enfants paient les conséquences de l’ignominie des adultes qui voient en eux de simples marchandises.

Frontière des États-Unis : où sont les enfants mineurs non accompagnés ?

De 2012 à 2014, les États-Unis ont arrêté 131 713 d’enfants mineurs non accompagnés venus du Mexique, Guatemala, Honduras et El Salvador. Une authentique tragédie migratoire au sud-ouest des États-Unis.

Des enfants et des jeunes fuyant la pauvreté, la violence et le crime organisé et qui tentent d’obtenir le statut de réfugiés ; mais ce qu’ils obtiennent, c’est seulement d’être arrêtés.

Le Haut-Commissariat des Nations unies demande qu’on accorde le statut de réfugiés à ces mineurs mais beaucoup d’entre eux sont interceptés à la frontière des États-Unis et renvoyés au Mexique. Ils essaient jusqu’six fois de la traverser !

Que sont devenus ces enfants ? Où se trouvent-ils en ce moment ?

Une enquête du Congrès américain conclut dramatiquement : ils ont disparu. Personne ne sait rien d’eux, où ils sont, ce qu’ils font et avec qui ; mais on craint que nombre d’eux soient tombés aux mains de trafiquants actifs dans la traite d’êtres humains.

À partir de 2013, le gouvernement a « placé » les jeunes dans des foyers dont on ne connaissait pas bien la situation, ni l’adresse, ni les adultes qui les prenaient en charge. Maintenant on voit apparaître les cas de mineurs du Guatemala devenus esclaves dans des fermes des États-Unis.

Plus de 90 000 enfants sont portés disparus. Personne ne sait rien d’eux. Il n’y a pas d’enregistrement, pas de contact, pas de moyens de les contacter. Une fois de plus, les adultes créent les organismes et les frontières, les problèmes, la pauvreté, et ce sont eux, les enfants, qui trinquent.

Le monde est un endroit dangereux pour les enfants

La guerre en Syrie, la frontière avec l’Europe et l’entrée de mineurs aux Etats-Unis, tels sont trois projecteurs importants sur la situation des mineurs dans le monde, mais ils ne sont pas les seuls.

Missions Salésiennes dénonce : « Plus de 17 000 enfants, garçons et filles, meurent chaque jour pour des causes qui pourraient être évitées ; 27 millions vivent réfugiés ou migrants loin de leurs foyers; 14 autres millions subissent les conséquences du conflit en Syrie ou en Irak ; 9 millions vivent comme esclaves, plus de 100 millions vivent dans les rues et plus de 168 millions sont contraints de travailler (…) ».

Sans compter les plus de plus de 300 000 mineurs utilisés comme soldats dans les conflits de la planète, comme Manuel, un jeune Colombien pour qui son plus beau jouet était un fusil : il fit partie des milices d’autodéfense en Colombie.

À maintes reprises, le pape François a alerté sur le problème des enfants exclus, marginalisés, abandonnés, sans défense, qui finissent par mendier ou comme soldats, ou collaborent avec des bandes.

Et le Saint-Père se montre très clair. Comme lors de l’audience générale du 8 avril 2015 : « C’est un cri qui monte jusqu’à Dieu et qui accuse le système que nous, les adultes, avons construit », s’est-il écrié.

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