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Peut-on manger à l’intérieur d’une église ?

© composition - Shutterstock / Mark Hayes - Shutterstock Gaman Mihai-Radu
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La réponse du pape François risque de vous surprendre !

Voici la question posée au pape François : « Je sais qu’il est interdit de manger à l’intérieur d’une église pendant la messe, mais est-ce-que c’est autorisé en dehors des moments de célébration ? Une de mes amies a été choquée de voir que quelqu’un distribuait des pâtisseries dans l’église pendant une réunion. Je ne trouve pas cela si grave que ça, mais j’aimerais avoir des précisions à ce sujet ».

Réponse du Saint-Père en personne

Il convient, avant toute chose, de préciser ce qu’est une église, ou un temple paroissial : « Un édifice destiné au culte divin, où les fidèles ont le droit d’entrer pour l’exercice du culte divin, surtout lorsqu’il est public »(Code de Droit Canonique, Can. 1214).

Il faut donc écarter des églises tout ce qui ne convient pas à la sainteté du lieu (Can. 1220). Si une église n’est pas un lieu sombre, elle n’en est pas pour autant un lieu de divertissement ; c’est avant tout un espace de prière.

Les églises sont des lieux sacrés parce qu’elles abritent le Saint-Sacrement, dont la présence exige de nous la plus grande révérence possible. C’est pour cette raison que, même si aucune messe n’est en cours de célébration, l’ambiance dans une église doit être propice à la prière et au respect de Dieu.

Ne sera admis dans un lieu sacré que ce qui sert ou favorise le culte, la piété et la religion, et y sera défendu tout ce qui ne convient pas à la sainteté du lieu. Cependant, l’Ordinaire peut permettre occasionnellement d’autres usages qui ne soient toutefois pas contraires à la sainteté du lieu (Can. 1210).

Les manifestations non liturgiques réalisées dans une église paroissiale revêtiront toujours un caractère extraordinaire, et seront ponctuelles et exceptionnelles.

Il revient à l’évêque diocésain d’autoriser, ou pas, chaque manifestation concrète (par écrit), en veillant au bien-être spirituel des fidèles ; il pourra par exemple autoriser les concerts de musique sacrée et autres manifestations culturelles ou institutionnelles (littéraires, académiques), en tenant compte toutefois de la nature et du contenu de ladite manifestation.

Au vu de tout ce qui précède, on comprend qu’il est interdit de mâcher du chewing-gum, de sucer des bonbons, de manger et de boire dans une église. Et pourquoi ? Tout simplement parce que ces actions ne correspondent pas à la dignité des lieux.

Nous ne devons cependant pas tomber dans l’excès inverse. Si une personne doit prendre un médicament en plein milieu de la messe (quelqu’un qui souffrirait par exemple d’hypoglycémie), il n’y a aucun problème à ce qu’elle le fasse, sans que cela veuille dire qu’elle rompt le jeûne eucharistique.

Ou encore, si un bébé a faim, il est là aussi permis d’allaiter dans une église. C’est précisément ce qu’a rappelé le pape François le 10 janvier : « Quand un bébé pleure parce qu’il a faim, je dis aux mamans : si votre enfant a faim, nourrissez-le ici, sans aucun souci ».

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