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Renforcer la relation de l’Église des Philippines avec celle de Chine

Marie-Ève Bourgois - Publié le 01/02/16

Français d’origine, le Père Bernard Holzer, membre de la congrégation des Assomptionnistes, est installé aux Philippines depuis dix ans. Cette semaine, il participe au Congrès eucharistique de Cebu.

Le Père Bernard est né en 1948 dans la ville des trois frontières : Huningue, en Alsace. Élevé par un père allemand et une mère française, il grandit dans un univers biculturel sur une terre d’œcuménisme et d’ouverture. « Ça m’a marqué car le contexte d’après-guerre était évidemment particulier. » À six ans, son curé lui demande ce qu’il veut faire plus tard : « J’ai répondu : je veux être comme vous, sans trop savoir pourquoi. » Son unique sœur aînée lui conseille de devenir religieux et non prêtre diocésain. « Immédiatement, je me suis attaché au vœu de pauvreté. » À 12 ans, il entre au petit séminaire des Assomptionnistes.

 « Le Seigneur me demandait d’être au service de l’Église au sens strict »

Son noviciat prend place dans un environnement très international. « À 18 ans, c’est enthousiasmant d’être au milieu de toutes ces cultures ! Ça a été ma véritable conversion à Jésus Christ, la découverte de Dieu qui s’est fait homme. » À sa grande joie, le début du concile Vatican II marque la redécouverte du charisme d’origine de la congrégation liée à la spiritualité de Saint-Augustin. Après ses études de philosophie, il entame sa théologie à Strasbourg. Mais refusant d’être un « étudiant perpétuel », il cherche un petit boulot et est embauché à 25 ans comme secrétaire diocésain du Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement (CCFD) à Strasbourg : « Une ouverture incroyable sur le tiers monde. » Dix ans plus tard, le Frère Bernard devient secrétaire général du CCFD jusqu’en 1992. Dans deux livres, il raconte son engagement dans la solidarité internationale qui l’a « marqué à vie ». En 1993, il est nommé assistant général de sa congrégation et s’envole vers Rome pour deux mandats de six ans. « C’était la première fois qu’un « non prêtre » était élu à ce poste. Ça a été comme un second appel au sacerdoce pour moi : le Seigneur me demandait d’être au service de l’Église au sens strict. » Ordonné prêtre en 1997, il s’occupe notamment de la cause de béatification de trois prêtres bulgares et rencontre plusieurs fois le pape Jean-Paul II.

« Être prêtre, ce n’est pas uniquement dire la messe et prier ! »

Suite à cette belle expérience italienne, il quitte l’Europe pour l’Asie en 2006 avec pour mission de fonder la congrégation des Assomptionnistes aux Philippines où il vit encore. Le cardinal de Manille lui transmet trois vœux pour cette nouvelle communauté : 1. Enraciner la religiosité populaire dans une foi personnelle en Jésus Christ qui transforme la société. 2. Former des prêtres proches des pauvres : « Il m’a dit : je n’en trouve pas ici. » 3. Renforcer la relation de l’Église des Philippines avec celle de Chine. De ces trois vœux, le Père Bernard en fait ses trois misions.

En plus d’être responsable de la paroisse francophone de Manille, il est responsable de Bayard (éditeur de Living with Christ et autres livres religieux), de l’ONG Kaloob pour exprimer la proximité de l’Église avec les pauvres, et directeur d’une école de langue à destination principalement des séminaristes, prêtres et religieuses chinois. « Être prêtre, ce n’est pas uniquement dire la messe et prier ! Quand on dit qu’on veut une Église proche des pauvres : il faut le montrer, il faut agir, il faut impulser. J’ai le charisme d’un manager, c’est vrai, mais j’espère ne pas être un homme d’affaires comme un autre. »

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