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La Terre Sainte retrouvera-t-elle ses pèlerins ?

Le mur des Lamentations à Jérusalem © THOMAS COEX / AFP
The prayer area in front of the Western Wall is nearly empty during the Muslims' Friday noon prayers taking place at the Al-Aqsa mosques compound above the wall in Jerusalem's Old City 11 October 2002. Muslim worshippers flocked to annexed east Jerusalem's Al-Aqsa mosque for the prayers, which ended without any incidents amid a massive Israeli security deployment. Israeli police had restricted Palestinian access to the Al-Aqsa for fear of clashes, banning Muslim males under 40. AFP PHOTO/Thomas COEX / AFP / THOMAS COEX
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En une année, les lieux saints ont perdu plus de la moitié de leurs visiteurs… "Ils se vident, on dirait de vieux musées… Les gens ont peur", se désespère un frère franciscain de la Custodie.

La Terre Sainte souffre de voir ses lieux saints se vider un à un de ses visiteurs, au grand désespoir du personnel touristique qui envisage même de quitter le territoire, affirme Ibrahim Faltas, franciscain, de la Custodie de Terre Sainte, au micro de Radio Vatican. Une plainte qui prend une résonnance particulière au moment où le personnel des pèlerinages et des sanctuaires du monde entier célèbre son jubilé de la miséricorde. Ce jeudi matin, le Pape a reçu quelque 3 000 curés, recteurs et opérateurs de sanctuaires venus participer à ce grand événement (Radio Vatican), considéré comme « le grand symbole » de cette Année Sainte.

50% de pèlerins en moins

En une année, la Terre Sainte a perdu plus de la moitié de ses pèlerins, explique Ibrahim Faltas. Le franciscain regrette cette baisse des visites qui se répercute automatiquement sur la présence chrétienne déjà très fragilisée par la situation de forte tension et de violence qui secoue le territoire et la région. La plupart des chrétiens travaillent en effet dans le secteur du tourisme. Mais les hôtels et tous les sanctuaires étant vides, beaucoup ont perdu leur travail et n’ont pas d’autre choix que de quitter la Terre Sainte. Exemple : Gethsémani (mont des Oliviers), d’habitude fréquenté par 5 à 6 000 personnes, aujourd’hui complètement vide. À Noël, le nombre de pèlerins étrangers venus participer aux célébrations se comptait sur les doigts de la main, alors que normalement ce sont plus de 90 000 visiteurs qui se déplacent en cette période.

Les médias alimentent « la peur »

Le religieux rend en partie responsables les médias de cette situation, les accuse d’alimenter la peur  : « Ils ne racontent que ce qui est négatif, jamais ce qui est positif… Les guerres, les attentats… Mais ici un pèlerin ne risque rien, Palestiniens et Israéliens respectent les pèlerins, les attentats ont lieu loin des lieux saints, de Bethléem, sont plus vers Hébron et Gaza », affirme-t-il, expliquant qu’il est même arrivé, en plein Intifada, que des affrontements s’arrêtent pour laisser entrer un groupe de pèlerins. Mais les franciscains ont beau multiplier leurs appels à ne pas avoir peur, que la situation est calme sur les lieux saints, « les gens continuent d’avoir peur et n’entendent pas… », regrette Frère Ibrahim.

Dans son message de Noël, le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, avait invité tous les chrétiens à vivre l’Année de la Miséricorde en visitant la Terre Sainte. Les pèlerins, rassurait-il lui aussi, « ne doivent pas avoir peur de venir. Malgré la situation tendue, sur cette terre, leurs itinéraires ne sont pas en danger ».

Le pèlerinage, expression éloquente de la foi

Encouragement du pape François à ce propos, ce jeudi matin, au grand Jubilé des opérateurs de pèlerinages : accomplir un pèlerinage est « une des expressions les plus éloquentes de la foi qui manifeste la piété de générations de personnes qui, avec simplicité, ont cru et se confient à l’intercession de Marie et des saints (…) cette religiosité populaire est « une forme authentique d’évangélisation qui a besoin d’être encouragée et valorisée, jamais minimisée ».

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