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Ne donnons plus aux pauvres ce dont nous voulons nous débarrasser

Dyana CC

Zoe Romanowsky - Publié le 20/01/16

Dépouillons-nous de l'essentiel. Si Jésus vous demandait un manteau, lequel Lui donneriez-vous ?

« Je vous le dis, ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 40).

C’est le moment de penser à ce dont les autres ont besoin et de nous défaire du superflu dans nos cœurs comme dans nos maisons. Mais avant de jeter dans un grand sac tout ce dont vous ne voulez plus pour en faire don, prenez le temps de pensez à ce que vous donnez, et pourquoi. Est-ce que ce que vous mettez dans ce sac honore ceux qui le recevront ? Est-ce un don sacrificiel ou un simple ramassis de vieilleries ?

Il est trop facile de penser qu’on donne aux nécessiteux alors qu’on cherche seulement une excuse pour se débarrasser de ce qui n’a plus de valeur pour nous. Tout don doit conférer à celui qui le reçoit le sentiment qu’il est précieux. Il y a quelques années, en faisant un grand rangement, je mis dans un sac, entre autres, quelques chemises tachées. Mon mari me dit : « Cela, c’est à jeter, tu ne peux le donner à personne ». L’idée de jeter ces habits à la poubelle m’ennuyait, mais la remarque me fit réfléchir. Pourquoi donner à d’autres ce que je considère comme trop usé pour moi ou ma famille ? Ceux qui ont besoin de vêtements ne méritent-il pas plus ? Eh bien oui.

Il ne n’agit pas de donner des vêtements de marque mais de traiter avec respect nos frères et nos sœurs et de reconnaître leur dignité en leur donnant quelque chose qui a de la valeur pour nous. Les pauvres subissent de nombreuses indignités, mais nous pouvons les honorer à notre façon, en les traitant comme nous traiterions Jésus. Vêtements, chaussures ou accessoires peuvent sembler insignifiants, mais ils ont leur importance, peut-être plus encore pour les gens pauvres, parce qu’être correctement habillé permet le respect de soi.

Lorsque j’ai visité l’Éthiopie, l’un des pays les plus pauvres du monde, j’ai été frappée par la beauté et la dignité des gens, des femmes en particulier. Même en vivant dans des cases sans eau courante ni électricité, avec très peu de nourriture et des bébés à nourrir, elles portaient des bijoux et de magnifiques écharpes colorées. Leurs vêtements étaient impeccables et, lorsqu’elles se rendaient à la messe, leurs habits traditionnels étaient d’un blanc immaculé.

Partout dans le monde, les gens pauvres, comme vous et moi, aiment bien soigner leur apparence et se sentir bien. D’autant qu’ils en ont besoin, pour trouver un emploi, pour se rendre dans des lieux de culte ou, tout simplement, dans la vie quotidienne. Quand vos commencerez à vider vos placards pour faire de la place, pensez à donner certains de vos meilleurs habits, une paire de chaussures à peine portée, une robe qui donnera le sourire à une femme dans le besoin à l’autre bout du monde, ou un beau pull superflu qui permettra à un homme non loin de chez vous de remplacer sa vieille laine usée.

Soyons clair, je n’ai rien contre la fripe. Beaucoup d’entre nous la pratiquent régulièrement pour s’habiller. Mais il y a une différence entre habits de seconde main et vieilleries. Tout ce qui est tâché, déchiré ou usé ne doit pas être donné aux pauvres. Cela vaut pour les vêtements comme pour le reste : vaisselle, objets high-tech, jouets et même nourriture.

Reste un dilemme : que faire des vieilleries ? Parfois, la poubelle est la seule solution, mais on peut aussi faire preuve d’imagination, réparer ou recycler. Il a quelques années, j’ai acheté pour mes filles des pulls magnifiques qui avaient été retaillés dans de vieux chandails pour adultes. J’aurais été bien incapable de les faire moi-même, mais l’idée, c’est de faire plus attention avant même d’acheter. Et il faut donner non ce que nous voulons jeter, mais ce que nous aimons et utilisons ; c’est une façon de faire preuve de miséricorde envers nos frères déshérités. Tel est, après tout, le sens de cette nouvelle année.

Au début de cette année de la Miséricorde, nous avons suggéré 35 idées pour vivre la Miséricorde. Le partage de nos affaires avec les déshérités se rapporte à la suggestion numéro 2 : « Partagez vos biens avec les plus nécessiteux ».

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