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L’État islamique sème partout la mort et la terreur mais son déclin est amorcé

sayf alhak / youtube
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Malmené en Syrie et en Irak, Daesh multiplie les attentats suicides, recrute des adolescents et terrorise ses propres combattants. Un scénario paroxystique qui n’est pas sans précédent historique.

Dans sa tentative désespérée de vaincre seul contre tous, l’État islamique évoque la fin crépusculaire de l’Allemagne nazie lancée dans une « guerre totale ». Il s’en prend au monde entier comme viennent de le rappeler les attentats suicides d’Istanbul et de Djakarta, recourt à une propagande hallucinante, recrute jusqu’aux enfants, et étend la terreur à ses propres combattants pour qu’ils ne flanchent pas.

« Un système mafieux »

Le fait est que « l’organisation djihadiste est aujourd’hui en difficulté sur le terrain, en Irak comme en Syrie », relève La Croix. Cette semaine, les premières auditions d’une Mission d’information parlementaire sur les « moyens de Daech » ont permis aux députés d’entendre des spécialistes du monde arabe. « Les bombardements ont incontestablement mis en difficulté le groupe », a expliqué Myriam Benraad, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Surtout, a-t-elle ajouté, « les populations sont déçues. Loin du califat idéal, elles ont plutôt assisté à la mise en place d’un nouveau système mafieux ». Qui plus est, la présence de djihadistes étrangers « est vécue par les populations comme une invasion coloniale ».

Mais malheur aux combattants djihadistes atteints de désillusion ! « L’État islamique a fait brûler vif ses propres combattants sur la place centrale de Mossoul (Irak) pour n’avoir pas défendu la ville de Ramadi jusqu’à la mort, selon le Daily Mail. Des Irakiens ont expliqué que les djihadistes avaient été tués en guise d’exemple, afin que les autres combattants n’osent plus déserter une zone de combat et meurent en martyrs. (…) Le groupe terroriste aurait réservé le même sort aux djihadistes qui auraient perdu la ville de Tikrit l’année dernière » (Atlantico).

« Faites semblant d’être chrétien »

Anticipant peut-être sa défaite militaire au Moyen Orient, l’État islamique mise sur les candidats au suicide partout dans le monde. Il a édité à cette fin un manuel intitulé Le loup solitaire moudjahidine. Pour éviter que les jeunes radicalisés se fassent repérer, il leur est recommandé dans cet e-book de se déguiser en chrétiens : « Faites semblant d’être chrétien, rasez-vous la barbe et portez une croix » (Info chrétienne).

Pour tous, une seule mission : tuer les « infidèles ». « Je croyais que tous les non-musulmans devaient être tués », raconte à une équipe de BFM-TV un jeune Irakien prisonnier au siège des services antiterroristes kurdes, à Erbil. Son recruteur lui disait « que c’était un devoir religieux, que nous devions combattre les mécréants » puis lui montrait comment confectionner une ceinture d’explosifs. « Selon les services kurdes, 75% des membres combattants de Daesh capturés [en Irak] sont comme lui, des jeunes originaires de zones pauvres, et de peuplement arabes sunnites. Discriminés par le pouvoir chiite de Bagdad, sans perspective, ils sont le principal soutien local de Daesh ».

Mais ce n’est pas la pauvreté, le déclassement ou les discriminations qui expliquent l’embrigadement de l’adolescent de 15 ans qui a agressé à la machette un enseignant juif, lundi dernier à Marseille. Il déclare avoir agi « au nom d’Allah » et de l’État islamique et n’a exprimé « aucun regret, si ce n’est celui de ne pas avoir tué sa victime », selon une source proche de l’enquête. Il a exprimé une intention de « planter » les juifs et les policiers qu’il a qualifiés de « mécréants » (Boulevard Voltaire).

« Un super endroit pour s’installer avec sa famille »

Pour les pays occidentaux, le grand vecteur de recrutement, c’est l’Internet, notamment les réseaux sociaux. Facebook et Twitter sont depuis longtemps utilisés à cette fin par les djihadistes. Pour contourner leur surveillance, l’un d’eux a eu l’idée d’utiliser le réseau professionnel LinkedIn : « Vivre au cœur de l’État islamique est une belle expérience et je vous encourage à venir le constater par vous-mêmes. Il n’y a aucun danger ici, c’est un super endroit pour s’installer avec sa famille. Mis à part les bombardements des avions occidentaux sur les civils ! », avait écrit sur son compte LinkedIn Daniel Muhammad, un « professeur » néozélandais de Daesh, avant que son profil soit supprimé (L’Express/L’Expansion). Précision pittoresque : Daniel Muhammad, de son vrai nom Mark John Taylor, un Néo-Zélandais de 43 ans basé en Syrie, se présentait comme un professeur d’anglais pour les enfants de 5 à 12 ans…

Incités à tuer leurs propres parents

12 ans, c’est précisément l’âge de « Nasir ». « Un rescapé, un mort vivant. Il s’est échappé de l’enfer des camps de l’État islamique, où il a été entraîné pour devenir une bombe humaine, racontent Nima Elbagir in Gweyr et Peter Wilkinson dans un reportage publié par CNN. Il a évité la mission de tuer ses parents. D’autres n’ont pas eu cette chance, si l’on en croit Nasir : « Nous étions environ 60, explique le jeune adolescent. Quand les frappes aériennes arrivaient, ils nous disaient que c’était les Américains et les mécréants, qu’ils voulaient nous tuer tous, mais que eux, les combattants, ils nous aimaient. Ils disaient qu’ils s’occuperaient d’eux mieux que nos parents (…) Quand ils nous entraînaient, ils nous disaient que nos parents étaient des mécréants et que notre premier devoir serait de retourner chez eux et de les tuer » (Dreuz.info).

Dresser les enfants à se retourner contre leurs propres parents, n’est-ce pas encore un trait commun aux totalitarismes nazi et communiste ?

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