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L’État islamique recrute de plus en plus de Françaises

© MIGUEL MEDINA / AFP
Kenza Drider, candidate for the 2012 French presidential election, speaks to the press on December 12, 2011 in front of the police tribunal in Paris, after being fined for violating France's niqab ban. In France, a woman who repeatedly insists on appearing veiled in public can be fined 150 euros and ordered to attend re-education classes. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA / AFP / MIGUEL MEDINA
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Selon les services de renseignement, il y aurait 220 femmes parmi les 600 ressortissants français localisés en Syrie et en Irak dans les rangs de Daesh. Leur nombre a triplé en deux ans.

Selon un rapport des services de renseignement auquel France Inter a eu accès en exclusivité, 220 Françaises se trouvaient au mois de décembre 2015 en Syrie et en Irak. Les unes ont rejoint leur mari, les autres ont été convaincues d’épouser un combattant de l’État islamique. Leur nombre a plus que triplé en deux ans : « Les femmes représentent désormais 35% du contingent français de l’organisation État islamique. La part des femmes était “seulement” de 10 % en 2013 ». Un tiers d’entre elles sont des converties à l’islam.

Déterminées ou enfermées

La mission de la plupart d’entre elles est « de soutenir leur combattant de mari et de procréer pour assurer l’avenir du Califat autoproclamé de Daesh. Les plus diplômées travaillent pour l’administration ou auprès des organes de propagande. Tandis que d’autres s’enrôlent dans les brigades de femmes de la police islamique chargées de faire appliquer la charia », résume le site d’information suisse 24 heures. Même si elles ne combattent pas directement, notamment en servant de kamikazes, les femmes djihadistes se distinguent par leur détermination et leur cruauté, rapporte France Info. Mais malheur à celles qui ne font pas ce que le « Califat » attend d’elles.

La radio a recueilli des témoignages directs d’atrocités commises par des femmes de Daesh, dont celui de Sophie, l’une des rares Françaises à être partie et revenue de Syrie. « Éducatrice de formation, convertie à l’islam, elle est partie de France l’an dernier, en compagnie de son fils de 4 ans, pour aller travailler dans un hôpital de Raqqa, la capitale de l’État islamique. Après 2 mois d’enfer elle est parvenue à s’enfuir. » Une expérience éprouvante qu’elle décrit dans un livre intitulé Dans la nuit de Daech (Robert Laffont).

Dans la curieuse pension où elle était en réalité détenue avec d’autres femmes, il y avait notamment « une salle télé avec des vidéos de propagande, où défilaient les images des égorgements, et toutes les horreurs que commet l’État islamique. De la sorte ces enfants sont habitués à voir des gens se faire couper la tête, et à ne pas réagir, à côté de leurs mères ou d’autres femmes qui applaudissent ou rient. Les petits que j’ai vus – de 2 à 6 ans et plus – semblaient habitués à cette violence. Et eux-mêmes se comportaient comme des petits sauvageons ».

Exécutée en public par son fils

On s’étonne moins, après de tels conditionnements, d’apprendre qu’un djihadiste de 20 ans a exécuté sa propre mère en public dans la ville syrienne de Raqqa le 4 janvier. La malheureuse, « une postière de 40 ans, avait effectué les 50 km reliant Tabaqa, où elle habite, à Raqqa, capitale de facto de Daesh pour implorer son fils de la suivre en lui exprimant ses craintes qu’il trouve la mort dans des bombardements de la ville. (…) Le jeune homme, qui a appartenu successivement aux modérés (sic) de l’Armée syrienne libre (ASL) et au Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, avant l’EI, a aussitôt informé ses supérieurs qui ont arrêté cette femme. Il a ensuite abattu (…) sa mère d’une balle dans la tête devant une centaine de personnes rassemblées sur une place de Raqqa face à la poste » (Le Parisien).

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