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La rivalité arabo-perse, l’un des « morceaux » de la Troisième Guerre mondiale

© Amigonazar - CC
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flag_of_Saudi_Arabia_black_and_white.png
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Sur fond de rivalité avec l’Iran, l’Arabie saoudite tente d’assoir son rôle d’acteur régional de premier plan, sans craindre de faire monter la tension dans une région déjà surchauffée.

Selon le pape François, nous vivons une « Guerre mondiale par morceaux », dont un endroit en particulier attire l’attention cette semaine, avec un aggravement des tensions sous-jacentes entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

L’Arabie Saoudite contestée

L’Arabie saoudite ne manque pas d’atouts pour se prévaloir d’un rôle de premier plan dans la région. Elle abrite les deux villes les plus saintes pour l’islam, la Mecque et Médine. Mais ce sont les revenus de son pétrole, associé à l’alliance avec les États-Unis, qui lui valent son rayonnement international. Or, ces revenus sont menacés par l’arrivée sur le marché des gaz de schiste américains et la fin possible d’un embargo sur l’Iran, gros producteur de pétrole. En plus de cette rivalité économique, le vieux conflit entre musulmans sunnites et chiites menace d’approfondir les lignes de fracture. Au Yémen, la rébellion des Houthis, groupe chiite minoritaire, a pris possession de la capitale du pays. L’Arabie saoudite soutient l’armée du président enfuite Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui affronte la rébellion. Dès samedi 2 janvier, l’Arabie saoudite avait annoncé la suspension unilatérale de la trêve négociée par l’Onu, et mercredi 6, les forces gouvernementales yéménites ouvraient un nouveau front en débarquant dans le port de Maydi, sur la mer Rouge.

Escalade

L’exécution de l’ayatollah Nimr Baqr Al-Nimr, le 2 janvier, en même temps que 46 autres condamnés à mort, résonne comme une provocation à l’égard de Téhéran. Ce religieux chiite était connu pour ses prêches revendicatifs à l’encontre de la dynastie des Saoud, mais aussi pour son action non-violente. En réaction à ces exécutions, un mouvement de manifestation, peut être piloté par le gouvernement iranien, a attaqué l’ambassade de l’Arabie saoudite à Téhéran. Les diplomates arabes se sont retirés, faisant craindre aux iraniens désirant réaliser le pèlerinage à la Mecque de ne plus pouvoir obtenir de visa. Durant les bombardements saoudiens sur Sanaa, la capitale yéménite, l’ambassade de Téhéran au Yémen a été touchée, incident aussitôt relayé par les iraniens comme une nouvelle « agression » contre eux.

Les pays sunnites ligués

Le Bahreïn, le Soudan et les Émirats arabes unis ont, de concert avec l’Arabie saoudite, rompus leurs relations diplomatiques avec l’Iran. Les deux pôles du Moyen-Orient menacent, par leur antagonisme, la région entière d’instabilité.

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