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Un curé comme don Camillo : voilà le prêtre que veut le pape François

Fernandel dans "La grande bagarre de Don Camillo", 1955 © Archives du 7eme Art / Photo12
la grande bagarre de don camillo Don Camillo e l'onorevole Peppone Year: 1955 - Italy Fernandel Director: Carmine Gallone
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Ouvert à tous les hommes, confesseur, évangélisateur patient : le prêtre de Guareschi est le modèle du troisième millénaire.

« Je suis frappé de voir comment, dans les histoires de Guareschi, la prière d’un bon prêtre s’unit à la proximité avec les gens. » Le pape François a dernièrement appelé à un nouvel « humanisme chrétien, populaire, humble, généreux, heureux ». Il l’a fait avec l’image de Don Camillo, le célèbre curé créé par Giovanni Guareschi.

« Don Camillo disait de lui-même : “Je suis un pauvre curé de campagne qui connaît ses paroissiens un à un, qui les aime, en connaît les joies et les peines, qui souffre et sait rire avec eux”, rappelle-t-il, si nous perdons ce contact avec les fidèles de Dieu, nous perdons en humanité et nous n’irons nulle part. »

Confesseur de tous

C’est ce qui ressort dans Don Camillo, Il Vangelo dei Semplici sous la direction d’Alessandro Gnocchi et Mario Palmaro (Editions Ancora) : un curé proche du peuple, qui connait ses paroissiens, sait comment les approcher, les écouter, répondre à leurs besoins. Il réussit parfois à « convertir » le cœur de son opposant historique : le maire Peppone.

Les menaces de Biondo

Cela se manifeste devant l’assassin Biondo qui le menace avec un pistolet parce qu’il refuse de l’absoudre sans vrai repentir. Il est prêt à risquer sa vie pour l’Évangile ! Don Camillo sait dire « non », et c’est un « non » ferme, motivé… en vertu de l’Évangile. Il prouve aux hommes qu’il connait et applique l’enseignement divin et qu’il est prêt à risquer sa vie pour la nécessité du repentir.

Ce pasteur connait bien ses brebis. Le pistolet s’enraye et le prêtre, plutôt que d’absoudre l’assassin, lui donne un coup de poing et le réprimande. C’est à ce moment que l’assassin commence à se repentir d’avoir tué son ennemi.

La bénédiction du puits

Le prêtre du peuple est aussi celui qui bénit le puits de Bacchi. L’homme travailla dur pour arriver à la source et inaugurer « son » œuvre. « Voici l’eau qui purifie tout et qui lave la terre des tâches de sang et (…) la haine dans les âmes », dit Bacchi, approuvé par don Camillo qui bénit l’eau devant la foule.

Le bras droit de Peppone 

C’est à coté du puits qu’il réussit à toucher le cœur d’un de ses adversaires, un ami de Pepppone. Un assassin lui aussi. Don Camillo attendait et, tout à coup, le jeune homme déclare comme se parlant à lui-même : « Du sang ! Ce n’est pas de l’eau mais du sang ». « De l’eau », réplique tout bas don Camillo. « Du sang ! », répète le jeune homme les yeux baissés. « Du sang. Je le sais parce que c’est son sang… » « De l’eau », susurre doucement don Camillo.

Purification dans l’eau

Le prêtre l’invite à mettre la main dans l’eau. « Bacchi avait raison : l’eau purifie, lave les tâches de sang, annule la haine », dit don Camillo. Le jeune retire ensuite sa main et regarda don Camillo avec étonnement. « N’aie crainte, le rassure-t-il. Seul Dieu sait ce qui s’est passé. S’il s’est passé quelque chose. »

La confiance de Peppone

Le prêtre réussit même à « ouvrir » le cœur de Peppone qui lui confesse ses faiblesses. « Ce monde est sale », dit Peppone. « On ne peut faire confiance à personne. Je ne me fie même pas à moi-même. » « As-tu confiance en moi ? », demande don Camillo. « Je ne sais pas », répondit Peppone.

« Moi aussi j’ai eu peur »

Don Camillo écoute, en lui tendant la main. Jusqu’au moment où Peppino commence à souhaiter le pire à ses ennemis, le prêtre, face à tant d’arrogance, demande : « Tu as peur ? ». « Jamais ! » « Moi si, Peppone. Parfois j’ai peur. » Peppone ajoute finalement : « Eh bien, parfois moi aussi… ».

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