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Irak : Daesh perd Ramadi mais tient toujours Mossoul

Les forces pro- gouvernementales irakiennes conduisent un véhicule militaire durant des combats avec les djihadistes de l'État islamique pour essayer de sécuriser l'ensemble des quartiers de Ramadi (Irak), le 3 janvier 2016 © AFP PHOTO / STR
Iraqi pro-government forces drive a military vehicle during battles with Islamic State (IS) group jihadists as they try to secure all the neighbourhoods of Ramadi, the capital of Iraq's Anbar province, about 110 kilometers west of the capital Baghdad, on January 3, 2016. Federal forces declared victory earlier in the week in the battle for Ramadi, which was months in the making, but the Anbar provincial capital has not yet been fully secured. AFP PHOTO / STR / AFP / STR.
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Malgré des contrattaques sporadiques, la ville de Ramadi est aux mains de l’armée irakienne. Le Premier ministre irakien, Al-Abadi, promet que "Mossoul est en ligne de mire".

Ramadi est la plus grosse ville reprise sur l’État islamique (Daesh en arabe), à ce jour. Plusieurs centaines de combattants islamiques ont été tués, 40 capturés. C’est de toute évidence une bonne nouvelle pour le chef du gouvernement irakien, Haider Al-Abadi, qui a déclaré dans la foulée que la capture de Mossoul suivrait.

Jusqu’à Mossoul ?

Sa déclaration semble aventureuse, dans la mesure où avant d’envisager de reprendre Mossoul, il devra libérer Hït, Al Qaim, et surtout Falloujah, située à moins de 50 km de Bagdad. Mais il ne se trompe pas sur l’importance de l’objectif. Mossoul était la deuxième ville d’Irak, et est devenue la capitale de l’État islamique en Irak. Sa libération rendrait possible le retour des chrétiens de la plaine de Ninive, qui ont dû tous fuir la terre de leurs ancêtres. Mais la difficulté de la reconquête de Ramadi sonne comme un avertissement.

Combattre à 10 contre 1

Les djihadistes font des villes qu’ils défendent une succession de pièges : bombes, mines, kamikazes, snipers… Et utilisent les civils comme boucliers humains. À Ramadi, leur quartier général se situait dans un hôpital, pour se protéger des frappes aériennes. Ils sont bien retranchés et disposent de guerriers fanatiques, susceptibles de se sacrifier pour ralentir l’ennemi. Face à cette stratégie, il faut disposer d’une supériorité numérique écrasante. À Ramadi, les assaillants étaient de 10 à 15 contre 1. Ils ont bénéficié de 400 frappes aériennes américaines et ce sont principalement les spécialistes de l’antiterrorisme irakien qui ont mené l’assaut. Formées et équipées à l’américaine, ces troupes d’élite sont sur la brèche depuis deux ans, palliant les défauts du reste de l’armée irakienne, faiblement motivée, voire corrompue.

L’État islamique en difficulté

Les djihadistes savent se montrer résilients. Ils ont des sources de financements multiples, et de nouveaux combattants continuent à les rejoindre via la Turquie, mais le temps de l’offensive éclair est révolu. Al Baghdadi, le pseudo calife, peut bien promettre dans son discours divulgué le 26 décembre 2015 « avec l’aide d’Allah, tous ceux qui participent à la guerre contre l’État islamique payeront un prix élevé et le regretteront », il n’a plus les moyens de menacer Bagdad ou Damas. Son organisation à perdu une douzaine de cadres aguerris. Parmi eux, les gouverneurs de Kirkouk et Diyala.

Enfin, l’une des leçons de la bataille de Ramadi est que la population locale, bien que majoritairement sunnite, n’a pas soutenu l’État islamique selon Hisham al-Hashimi, expert de Daesh auprès du gouvernement irakien (cité par The Fiscal Times). Selon lui, le commandeur du pseudo califat à Ramadi, Saad al-Obeidi, était un ancien officier de l’armée de Saddam Hussein, chargé d’un lourd passé de représailles à l’encontre des habitants.

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