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Vivez l’Avent autrement avec Aleteia (5/7). Saint Bernard et ses chevaliers

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Aleteia a sélectionné pour vous des extraits d'un puissant manifeste pour vous accompagner au long de cette dernière semaine de l'Avent.

L’Avent, appelé « petit Carême » par les chrétiens orientaux, est un temps de pénitence et de préparation à la naissance de Jésus qui marque le début de l’année liturgique. Comme en Carême, les célébrants revêtent la chasuble et l’étole violettes, couleur liturgique des temps de pénitence.

Pour vous aider à vivre cette élévation spirituelle, Aleteia vous propose une sélection de maximes, sentences, récits édifiants et de pieuses citations. Cette semaine, prions avec saint Bernard, abbé de Clairvaux, réformateur de l’ordre bénédictin cistercien et docteur de l’Église, à la lecture de son portrait du vrai chevalier chrétien, défenseur de la justice.

  • C’est en considérant les dispositions du cœur, et non pas en jugeant du résultat de la guerre, qu’il faut estimer le danger couru par un chrétien ou la victoire qu’il remporte. Si la cause du combat est bonne, son issue ne saurait être mauvaise. Au contraire, la fin ne saurait être jugée bonne, si la cause est mauvaise, et si l’intention, au départ, n’est pas droite.
  • D’aucune manière la discipline {du chevalier chrétien} ne lui fait défaut, et l’obéissance n’y est jamais méprisée. De fait , comme en témoigne l’Écriture, « un fils indiscipliné ira à sa perte » (…). Dans le vivre et l’habillement, on se garde de tout superflu et on se laisse conduire par la seule nécessité (…). Parmi eux, point d’acception des personnes : c’est le meilleur qu’on respecte, non le plus titré. « Ils rivalisent entre eux d’estime réciproque » et « portent les fardeaux les uns des autres, accomplissant ainsi la loi du Christ. »
  • Que la guerre menace, ils se bardent alors intérieurement de foi et extérieurement de fer – et non pas d’or. Armés, et non pas ornés, c’est la crainte qu’ils suscitent chez l’ennemi, et non la cupidité (…). Ils se préoccupent du combat, non de l’apparat ; ils pensent à la victoire, non à la gloire, ils se soucient de semer la terreur plutôt que l’admiration.
  • Dans cette multitude accourant à Jérusalem, il en est relativement peu qui n’aient été des criminels et des impies, des ravisseurs et des sacrilèges, des homicides, des parjures et des adultères. Ainsi leur démarche suscite-t-elle une double joie, laquelle correspond à un double avantage : leurs proches sont heureux de les voir s’en aller, tout comme sont heureux ceux qui les voient accourir à leur aide.
  • Ne comptez en rien sur votre propre sagesse ou votre propre force, mais uniquement sur le secours du Seigneur. Vous saurez ainsi que « ce n’est pas par sa force que l’homme reprendra vigueur » et vous direz, avec le prophète : « Le Seigneur est mon soutien, et mon refuge, et mon libérateur ». « Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton Nom donne la gloire. »

Sollicité vers 1129 par le premier maître et fondateur d’une toute nouvelle chevalerie, qui ne s’appelle pas encore « Ordre du Temple », saint Bernard écrit son traité pour louer la nouvelle institution des moines-chevaliers. Montrant combien la vocation religieuses des templiers ramène l’idéal de la chevalerie à sa source : austérité, obéissance, vie réglée, amour fraternel et vocation spirituelle commune ; saint Bernard va plus loin et encourage l’institution militaire et religieuse qui offre une raison de vivre et ouvre la voie du Salut à une jeunesse agressive et désœuvrée !

© DR

Éloge de la nouvelle chevalerie – Vie de saint Malachie de Bernard de Clairvaux, Collection Sources chrétiennes – N° 367, 496 pages – nov. 1990 48,00€

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