Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Abonnez-vous à notre newsletter

Aleteia

Le pape François donne son feu vert à la canonisation de Mère Teresa de Calcutta

© DR
Partager

Un deuxième miracle attribué à la religieuse 10 ans après sa mort, a été reconnu officiellement. Le postulateur de sa cause donne tous les détails.

Le pape François a approuvé un second miracle attribué à Mère Teresa de Calcutta, ouvrant la voie à la canonisation de la religieuse albanaise en 2016. « Le Saint Père a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer les décrets relatifs au miracle attribué à l’intercession de la Bienheureuse Teresa de Calcutta », précise le Saint-Siège dans son communiqué. La date de la canonisation reste encore à fixer mais, selon des rumeurs proches de Rome, elle pourrait avoir lieu le 4 septembre prochain, soit à la veille de sa fête, et ainsi figurer en bonne place sur la liste des initiatives prévues avant la fin du jubilé de la Miséricorde, le 20 novembre 2016.

Pour être proclamé Bienheureux, il faut être à l’origine d’un miracle et, pour être proclamé « saint », à l’origine d’un deuxième miracle réalisé en dehors de son pays. Le premier miracle reconnu par l’intercession de mère Teresa après sa mort, est celui d’une femme en Inde, Monika Besra, guérie d’un grave problème à l’estomac après avoir posé sur son ventre une médaille touchée par la religieuse, en 1998. Mère Teresa a été béatifiée par Jean Paul II, seulement six ans après sa mort, un record de rapidité.

Le mal incurable

Depuis sa béatification, en 2003, le nombre de prodiges attribués à son intercession et signalés au Vatican n’a cessé de croître. Mais il y en avait un en particulier qui retenait sérieusement l’attention du Saint-Siège : le cas d’un Brésilien en fin de vie, guéri soudainement – sans explication scientifique – alors qu’il souffrait, disait-on, d’une tumeur multiple au cerveau (Aleteia). Aujourd’hui on en sait un peu plus sur ce miracle – survenu en 2008, soit dix ans après la mort de la future sainte – par le postulateur de la cause, le père Brian Kolodiejchuk, qui précise dans un communiqué officiel :

« Il s’agit d’un homme de 35 ans souffrant d’une infection virale au cerveau qui lui avait provoqué plusieurs abcès et une hydrocéphalie triventriculaire. Les divers traitements effectués n’avaient pas été efficaces, et son état ne cessait de s’aggraver. Le 9 décembre 2008, l’état du patient s’aggrave encore plus et il entre dans le coma. Les médecins décident alors de l’opérer d’urgence, mais au bloc, à 18h10, impossible pour l’anesthésiste de procéder à l’intubation trachéale.

Pendant ce temps-là, l’épouse du patient sollicite constamment l’intercession de la Bienheureuse Mère Teresa pour une guérison miraculeuse de son mari, rejointe très vite dans ses prières par les parents, les amis et le curé de la paroisse. Le 9 décembre, alors que l’état du patient s’aggrave, les prières s’intensifient. Entre 18 h 10 et 18 h 40, précise le postulateur, l’épouse du patient est à la paroisse en compagnie du curé et tous deux implorent la Bienheureuse Mère Teresa d’intercéder pour la guérison de son mari.

L’incroyable guérison

À 18 h 40 le neurochirurgien retourne au bloc pour découvrir, stupéfait, son patient les yeux grand ouverts et ne souffrant plus, qui lui demande : « Qu’est-ce que je fais ici ? ». Le lendemain matin, à 7 h 40, après toute une série d’examens, le patient est complètement réveillé et sans maux de têt. Tous ses symptômes ont disparu et ses fonctions cognitives parfaitement normales.

Le patient, maintenant complètement guéri, a repris son travail d’ingénieur en mécanique sans aucun handicap particulier. Le postulateur signale par ailleurs que le patient, malgré un état de stérilité du à une réduction de l’activité ou de l’efficacité de son système immunitaire et un traitement intensif aux antibiotiques, a retrouvé toutes ses facultés et a aujourd’hui deux enfants en bonne santé, nés en 2009 et 2012.

Les réactions

Mère Teresa, originaire de Macédoine, est connue et appréciée dans le monde entier pour avoir consacré toute sa vie aux pauvres, aux malades et aux mourants. Prix Nobel de la paix en 1979, elle est décédée le 5 septembre 1997. Sa congrégation, présente dans plus d’une centaine de pays, s’est dite « comblée » et reconnaissante au pape d’avoir donné son feu vert au second miracle attribué à Mère Teresa. « Regardez tout le travail qu’elle a accompli, jamais un jour de vacances ni de repos (…). Je suis vraiment comblée que cela se produise de mon vivant », a souligné Sunita Kumar, porte-parole de la congrégation et proche collaboratrice de la sainte à l’AFP. Une messe d’action de grâce pour cette reconnaissance a été célébrée à Calcutta, à la Maison mère des Missionnaires de la charité, par Mgr Thomas D’Souza, archevêque de Calcutta.

Réaction également à chaud  de Mgr Francesco Follo, Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO, recueillie par l’agence Zenit : « Je suis absolument ravi de cette décision… À mon avis, la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta est la sœur spirituelle de saint Jean Paul II. Comme saint Benoît et sainte Scholastique, François et Claire, sainte François de Sales et sainte Jeanne-Françoise de Chantal (…), elle avait ce sens du partage, un partage joyeux qu’elle pratiquait comme la plus noble des façons de pratiquer la charité (…) comme enseigné par Jean Paul II puis repris par le pape François. »

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]