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Michael Lonsdale : « J’ai l’impression qu’en ce moment règne une grande confusion dans la société »

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Connu pour son rôle de méchant dans le James Bond "Moonraker", mais aussi pour ses nombreux rôles de religieux, l'acteur de 84 ans nous partage son regard sur le monde comme il va.

Aleteia : Dans quel état d’esprit abordez-vous cette dernière semaine de l’Avent ?
Michael Lonsdale : J’ai l’impression qu’en ce moment règne une grande confusion dans la société. Nous sommes perdus, à l’image d’une boussole qui tournoie dans tous les sens sans plus indiquer le Nord. C’est un sentiment qui se confirme lorsque l’on observe la scène politique actuelle. Pour m’aider à y voir plus clair, je lis Charles Peguy en ce moment ; son analyse de la politique de son temps est toujours au goût du jour ! Pour les croyants, Noël et la naissance du Christ viennent comme une réponse à cette confusion. Mais on ne peut que regretter que le reste de la population ne transforme cela en une gigantesque fête de la luxure et de la consommation en tout genre.

Vous avez doublé récemment la voix du Padre Pio dans un film qui lui est dédié, quelle leçon offre-t-il pour bien démarrer cette Année Sainte de la miséricorde ?
Le Padre Pio est le saint de la miséricorde par excellence. Il conseillait souvent de prier à tout moment de la journée : « Quoi que vous fassiez, arrêtez-vous d’un coup, et prenez un instant pour prononcer : “Gloire à toi Seigneur” et en énumérant tout ce que nous devons acquérir pour être digne de lui. Le Padre Pio était un grand confesseur, on ne pouvait rien lui cacher. Il lisait dans les cœurs à l’instar de saint Séraphin de Sarov que j’ai eu aussi à interpréter au théâtre. Un jour, ce dernier demanda à son secrétaire Motvilov comment il allait. Celui-ci lui répondit que tout allait bien. Saint Séraphin qui lisait dans son âme n’en crut rien et dit : « Ne me raconte pas d’histoire, je sais que ça ne va pas bien du tout. Allez, dis moi les choses ». C’est impressionnant quand on joue un saint personnage, cela m’est aussi arrivé quand j’ai joué le personnage du frère Luc dans Des hommes et des dieux, j’ai eu à chaque fois cette étrange sensation que ce n’était pas moi qui parlais. Il y a une « précaution majeure », plus importante que vous-même qui prend votre place : vous transmettez alors quelque chose de toute beauté, ce que l’on nomme « les saintes paroles ».

Allez-vous au cinéma ?
Je n’ai pas le temps, j’allais au cinéma « la Pagode » mais il vient de fermer. Je suis très triste parce qu’il était près de chez moi, c’était très pratique. Le propriétaire voulait vendre mais il en a été empêché parce que le bâtiment est classé monument historique.

Donc vous n’avez pas vu le dernier James Bond ?
Non ce n’est plus vraiment ma « cup of tea ». J’ai interprété le méchant dans un James Bond pour m’amuser, c’est en fin de compte mon côté anglais qui s’est exprimé. Lawrence Olivier savait qu’il allait interpréter tous les rôles de Shakespeare, c’est pour cela que de temps à autres il s’autorisait lui aussi à faire un petit film frivole. Pour ma part, cela a été le cas avec James Bond. Je me suis énormément amusé, j’ai rencontré des gens exceptionnels, comme l’acteur Richard Kiel qui interprétait mon homme de main dans le film, Requin. Sa femme avait eu un enfant pendant le tournage. C’était extraordinaire et touchant de voir ce géant avec un petit bébé qui tenait dans ses mains.

Avez-vous entendu parler de la sortie de Star Wars ?
Oui j’en ai vu un extrait à la télévision, on y voit des explosions, des morts et de la violence… Je n’ai pas du tout envie de voir ce genre de film. Pour tout vous dire, j’en ai assez de tout cela… C’est très mauvais pour la jeunesse et la société en général. C’est à qui tuera le mieux, au même titre que ces jeux-vidéo en tout genre, où l’on tire sur des gens. Ce n’est pas bon, cela met en valeur l’envie de se venger, de tuer, de gagner au détriment des autres. Je perçois cela comme une erreur de civilisation.

Propos recueillis par Arthur Herlin

Peguy/Lonsdale, entre ciel et terre, lecture. Au théâtre de poche jusqu’au 18 janvier 201675 bd du Montparnasse 75006 Paris.

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