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Chercher le réconfort et trouver la paix dans le crucifix

© Robert V CC
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Regardez-bien le crucifix, oui le crucifix. Il vous apprendra tout.

À quelqu’un qui se sent anxieux, désespéré ou accablé par la solitude, je dis simplement : « Procurez-vous un crucifix ». Pas une croix, un crucifix. Petit, pour pouvoir le ranger dans un tiroir de votre bureau. Et deuxième, encore plus petit, pour mettre dans votre poche. Et même un troisième, pour la maison.

Regardez-le bien attentivement, et il vous apprendra tout. Notamment à prendre du recul sur les choses.

Les aléas de la vie, sources d’anxiété et de désespoir, sont une manifestation de la guerre spirituelle invisible et sans merci qui se livre en permanence autour de nous. Si nous abdiquons et perdons espoir, notre esprit subit une oppression spirituelle destinée à nous plonger dans l’obscurité en nous éloignant de la lumière. Et comme la bataille se joue surtout sur le terrain surnaturel, c’est notre esprit qui la perçoit. Lorsque l’oppression se fait trop forte, soit nous nous laissons engourdir par elle, soit nous laissons notre esprit, et notre foi, s’effondrer complètement.

Aussi faut-il armer votre esprit ! Nourrissez-le de l’Adoration eucharistique et de la Sainte Communion. Renforcez-le par la grâce du sacrement de la Confession. Ainsi, quoi qu’il arrive, jamais le désespoir n’aura raison de vous, car vous saurez que c’est encore la main de Dieu qui agit, Lui qui ne nous abandonne jamais. Tout ce qui fait les gros titres n’est qu’illusion, voire volonté délibérée de nous distraire. Quant au reste, s’il est réel, inutile d’avoir peur, car Il est avec nous.

Alors, procurez-vous un crucifix, ou plusieurs. Faites-les bénir. Et étudiez-les. Demandez à Dieu de vous montrer ce que vous devez savoir, comme Salomon qui demanda un cœur compréhensif.

Et comprenez que tout ce qui vous pèse : blessures, déceptions, injustices, trahisons, raillerie, et même faim ou soif – Jésus l’a vécu, l’a supporté et souffre avec vous et pour vous et vous permet de vivre avec lui son sacrifice, et aussi sa victoire.

Demandez à Marie de vous apprendre à prendre du recul, à garder la foi même lorsque vous ne comprenez pas le pourquoi des choses, pourquoi ce qui semble horrible et injuste doit pourtant se produire.

Tandis que vous méditez, la tentation de la distraction vous guette, ces « mauvaises pensées » décrites par les moines, désir ou anxiété. Suivez alors la Sainte Règle de Saint Benoit de Nursie : “Lorsque des pensées impures viennent au cœur, projetez-les immédiatement contre le Christ, le Roc »—imaginez que vous les projetez avec force contre le crucifix. Elles seront anéanties.

Essayez, et vous verrez… Et vous serez surpris de constater que vous parvenez à observer calmement le monde et ses soubresauts – illusions, réalités, distractions – calmement et en toute quiétude si vous gardez les sacrements présents dans votre vie et votre regard rivé sur le crucifix.

Voici ce que j’ai noté, un, jour où j’avais médité toute une journée sur le crucifix, pendant une retraite :

« Tout » c’est, en fait, rien.
Tout a pris fin avec le sacrifice de l’Agneau.
Tout est consumé.
Nous sommes pour toujours à la Cène, à la Crucifixion, à la Résurrection.
Le Temps s’est achevé lorsque la pierre a roulé et que le linceul a été soulevé.
Le reste est illusion. Il n’y a rien à craindre.

La culpabilité et la haine de soi sont trop souvent notre « mode par défaut ». Pourtant, lorsque je regarde le crucifix, je sens que seul Celui dont il me faut comprendre qu’il est Amour, me comprend vraiment. La culpabilité et la haine de soi n’ont plus leur place ; il ne reste qu’une source profonde de consolation.

Regardez attentivement, et pensez à ces lettres : I.N.R.I.

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