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Le jeûne, source de bienfaits non seulement pour l’âme mais aussi pour le corps et le cerveau

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Les vertus du jeûne pour la santé sont de plus en plus confirmées par la recherche scientifique.

Le jeûne est considéré depuis longtemps comme une expérience bénéfique sur le plan spirituel, mais des études montrent que, pratiqué en intermittence, il est également excellent pour le corps et le cerveau.

Dans cette conférence TEDx (en anglais sous-titré anglais), Mark Mattson, chef du laboratoire de neurosciences à l’Institut national sur le vieillissement et professeur de neurosciences à l’Université John Hopkins raconte les dernières découvertes sur les bienfaits du jeûne pour la santé. Mattson est l’un des chercheurs les plus éminents dans le domaine des mécanismes cellulaires et moléculaires à l’origine des maladies neurodégénératives telles que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson ou la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Avec ses collègues, il a publié plusieurs articles où il montre que le jeûne, même pratiqué seulement deux jours par semaine, peut réduire sensiblement le risque de contracter l’une de ces maladies.

Healthy Cures, reprenant la conférence donnée par Mattson dans le cadre de TEDx, explique que le jeûne est bon pour le cerveau du fait des modifications neurochimiques qui se produisent lorsque l’organisme se passe de nourriture pendant un certain temps. Le jeûne « améliore la fonction cognitive, augmente les facteurs neurotrophiques, améliore la résistance au stress et réduit l’inflammation. »

« Le jeûne met le cerveau en difficulté, et celui-ci réagit en déclenchant des mécanismes réactionnels qui l’aident à faire face au stress et au risque de maladie. Les modifications qui se produisent dans le cerveau soumis au jeûne sont identiques à celles qu’entraîne une activité physique régulière. Dans le deux cas, la production de protéines (les facteurs neurotrophiques) augmente, ce qui favorise la croissance des neurones et renforce les synapses, qui assurent la connexion entre les neurones. »

Le jeûne intermittent améliore également la capacité qu’ont les cellules nerveuses de réparer l’ADN, d’après l’article de Healthy Cures et les travaux de Mattson. De nombreuses études sur le jeûne, publiées dans The American Journal of Clinical Nutrition (2007) montrent que le fait de jeûner peut réduire le risque de cancer et de maladies cardiovasculaires, et considèrent qu’il s’agit d’une voie prometteuse pour le traitement du diabète.

On est heureux d’apprendre qu’en jeûnant pour le bien de notre âme (et celui du monde), on se fait aussi du bien physiquement.

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