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Les joies de Marie dans la vie de tous les jours

© public domain
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D'où Marie tirait-elle ses joies, au fil des jours des 30 premières années passées aux côtés de Jésus ? Elle nous confie son secret.

Trente ans ! « Quand il commença, Jésus avait environ trente ans », nous dit saint Luc, narrant la vie publique de Jésus. Quand Jésus commença à attirer les foules par sa Parole et ses miracles, ceux qui l’avaient connu avant étaient tout étonnés : n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie ? N’est-il pas le fils du charpentier ?

Vous rendez-vous compte ? Pendant au moins 30 ans, à l’exception de quelques mois d’exil en Égypte, Jésus a mené la vie ordinaire de tous les jours, de famille et de travail, d’un foyer modeste ! Joseph était déjà mort (il est mentionné « indirectement »), tandis que sa mère est désignée comme une personne connue, Marie.

Tournons maintenant notre regard sur la Vierge Mère. Après les événements extraordinaires des deux premières années qui ont suivi l’Annonciation, la vie de Marie entra dans la « routine » d’une mère de famille de Nazareth. Marie, avec Jésus et Joseph, voit s’écouler les journées dans une apparente monotonie, sans jamais d’évènements extraordinaires (hormis deux jours d’angoisse, lorsque Jésus, à 12 ans, resta dans le temple).

D’où Marie tirait-elle ses joies, dans la succession de journées similaires au cours de ces 30 ans ? De la même source d’où elle tirait toutes les autres joies : de l’amour !

  • La « routine » quotidienne

La routine quotidienne est ce que nous en faisons, dépend de nous. Pour Marie, chaque jour était un trésor de bonheur qui, à l’heure de dormir, lui laissait un sourire sur ses lèvres.

On pense sans peine aux petites joies quotidiennes de la Vierge Marie : la compagnie de Jésus et Joseph, le soin de son Enfant, l’enchantement de voir son fils qui « grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes »… chercher l’eau du puits, fabriquer le pain, la préparation des repas, tisser et coudre ; avec quel amour elle aura tissé la tunique sans couture, d’un seul tissu, que les soldats tirèrent au sort au pied de son fils crucifié.

La routine des jours était pour Marie, comme pour nous, « un tissu de petits riens qui, selon la droiture de notre intention, peuvent devenir une tapisserie splendide d’héroïsme ou de bassesse, de vertus ou de péchés. (Chemin, n°826). La routine de Marie n’avait qu’une seule intention: l’amour. Comme disait le cardinal Luciani, futur pape Jean Paul Ier, dans un article sur les enseignements de Mgr Escrivá, « que le travail quotidien devienne non pas le ‘tragique quotidien’ mais plutôt le ‘sourire quotidien' ».

À son exemple, Marie nous dit : « C’est dans la simplicité de ton travail ordinaire, dans les détails monotones de chaque jour que tu dois découvrir ce qui est caché aux yeux de beaucoup, le secret qui donne grandeur et nouveauté : l’Amour » (Sillon, n. 489).

Apprendre avec la Vierge les joies quotidiennes

  • L’amour du devoir

« Le devoir, ce sont toutes ces obligations ennuyeuses que les gens détestent faire », disait une adolescente immature. Marie nous dit juste le contraire : « Le devoir, c’est la volonté de Dieu, que j’écoute à chaque moment, et qui me demande de lui répondre à nouveau : ‘Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole’. Chaque détail du devoir est comme un ange Gabriel, qui dit que Dieu m’attend là, et ceci me remplit de joie. »

Saint Josémaria Escriva écrit sur cela un magnifique commentaire : « Car voilà ce qui explique la vie de Marie : son amour. Un amour poussé à l’extrême, jusqu’à l’oubli total de soi, toute contente qu’elle était de se trouver à sa place, là où Dieu la voulait, dans l’accomplissement total de la volonté divine. C’est pourquoi le plus petit de ses gestes n’est jamais banal, mais apparaît, au contraire comme plein de signification » (Quand le Christ passe, n. 148). Ainsi, le devoir, au lieu d’être une obligation ennuyeuse, est une chanson de l’âme qui vit dans l’amour.

  • La joie de faire notre devoir avec perfection

Charles Péguy disait : « J’ai vu toute mon enfance ma mère rempailler des chaises exactement du même esprit et du même cœur, et de la même main, que ce même peuple avait taillé ses cathédrales »…

Et Mère Teresa faisait écho à Notre-Dame, quand elle écrivit à l’archevêque vietnamien François-Xavier Van Thuân, libéré après 13 ans de captivité: « Ce n’est pas l’ampleur de nos actions, mais l’intensité d’amour que nous mettons dedans, qui compte ». Mgr Van Thuân, a cité ces paroles dans la retraite qu’il a prêchée devant le pape Jean Paul II : « Chaque mot, chaque geste, chaque décision doit être le plus beau moment de notre vie. Il faut aimer… sans perdre une seule seconde« .

  •  La joie de contempler

On peut imaginer le bonheur avec lequel Marie aura contemplé son fils Jésus endormi sur la paille et, ensuite dans le foyer de Nazareth, quand il faisait ses premiers pas et se jetait dans ses bras protecteurs. Et en l’observant apprendre de Joseph, travaillant le bois, à tout moment. Elle vivait les yeux et le cœur, placés, avec un bonheur ineffable, sur celui que les prophètes appelleront « le plus beau des fils de l’homme » (Ps 45,3).

Comment ne pas lui adresse cette prière : « Mère, enseigne-nous à contempler ! ». Parce que le monde aujourd’hui semble avoir perdu cette capacité : nous méditons peu dans l’intimité, dans le silence recueilli du cœur (cf. Lc 2, 19). Il semble que nous perdions la capacité de nous concentrer dans la contemplation reconnaissante de la beauté, des paroles de Dieu, et des dons dont Il nous gratifie…

Jusqu’à la religion qui, pour certains, tend à se manifester seulement comme agitation, vacarme, confusion théâtrale …  Nous aurions bien besoin d’apprendre à contempler, dans la paix d’une église, les jours de retraite en silence, ou seuls chez soi (Mt 6, 6) – avec les yeux et l’imagination pleins de foi –, les scènes de la vie de Jésus (ou l’Évangile, le chemin de croix …) ; et les passages de la vie de Marie (les mystères du Rosaire), avec le cœur ouvert à l’intimité divine, afin de voir, scruter, prier, aimer…

  • La joie du « sacrifice caché et silencieux »

Cette expression de saint Josémaria – « sacrifice caché et silencieux » – définit bien une attitude fondamentale de la vie de Marie Très Sainte. Il commentait ainsi la scène de la femme du peuple qui fit l’éloge de la mère de Jésus, et la réponse éclairante de Jésus : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Lc 11, 27-28).

Cette phrase, écrivait Saint Josémaria, « était l’éloge de sa Mère, de son fiat, qui se manifeste, non par des actions voyantes, mais par un sacrifice quotidien, silencieux et caché ». Et il ajoutait qu’en méditant ces vérités », nous comprenons un peu mieux la logique de Dieu; nous nous rendons compte que ce n’est pas la réalisation des grands faits d’armes que nous imaginons parfois qui fait la valeur surnaturelle de notre vie, mais l’acceptation fidèle de la volonté divine et la générosité dans le sacrifice de chaque jour. » (Quand le Christ passe, n. 172)…

Le sacrifice de Marie était pur. Elle savait bien ce que Jésus nous a enseigné : que les joies les plus belles croissent dans la « bonne terre » de la mortification, sur le don pratiqué sans intérêt, sur la renonciation volontaire inspirée par l’amour.

Dans une société, comme la nôtre, dominée par les tentacules du consumérisme et du plaisir, se perd la capacité de savourer les petites joies. De moins en moins de personnes expérimentent ce que disait saint Augustin : « Quand il y a l‘amour, ou le sacrifice ne coûte pas, ou nous aimons le sacrifice qui coûte ». Dans le même sens, saint Josémaria observait : « N’as-tu pas remarqué que, grâce à leur simplicité, les âmes mortifiées savourent mieux les bonnes choses, même en ce monde ? » (Sillon, n. 982).

Marie nous enseigne la merveille des petites joies quotidiennes, de celles qui sont à la portée de tous, mais que notre vie agitée rend invisibles (…). Ce sont des trésors que le rythme frénétique de la vie actuelle veut nous voler, et qu’il nous faut récupérer.

  • La joie de donner des joies

Méditons sur les Noces de Cana (Jn 2, 1-11). Un mariage à la campagne. Des parents, amis et voisins invités de la noce. La mère de Jésus était là. « Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. »

Le premier miracle de Jésus, dit l’Évangile. N’est-ce pas un peu curieux ? Logiquement le premier miracle aurait dû être la guérison d’un aveugle, la résurrection d’un mort, la tempête apaisée… Non. À la demande de sa Mère, Dieu fait homme commence ses miracles par un détail « domestique » : donner de la joie à des mariés, afin que la fête ne soit pas gâchée.

Cette attitude du Christ comporte trois enseignements :

  1. Les petites joies de la vie simple ont beaucoup d’importance aux yeux de Dieu. À nos yeux aussi, espérons-le.
  2. Jésus veut nous aider à comprendre que les âmes qui, comme Marie, savent trouver la joie dans les devoirs quotidiens, vivent heureuses et ressentent le désir de transmettre cette joie aux autres.
  3. Par ce miracle, le Christ veut nous faire comprendre le pouvoir d’intercession de Notre-Dame auprès de son Fils Jésus. Il l’écoute toujours.
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