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Chrétiens et musulmans centrafricains prient pour la visite du Pape

© GIUSEPPE CACACE / AFP
People dance as they await the arrival of Pope Francis at the Kasarani Stadium in Nairobi on November 27, 2015 for a meeting with youths. Pope Francis lashed out at wealthy minorities who hoard resources at the expense of the poor as he visited a crowded slum in the Kenyan capital. "These are wounds inflicted by minorities who cling to power and wealth, who selfishly squander while a growing majority is forced to flee to abandoned, filthy and run-down peripheries," the 78-year-old pontiff told crowds in the Nairobi shanty town of Kangemi. AFP PHOTO / GIUSEPPE CACACE / AFP / GIUSEPPE CACACE
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Le Saint-Père "rompra toutes les barrières", assure un père capucin au micro de Vatican Insider. Personne ne s’attend à ce que son voyage soit reporté ou annulé.

« L’arrivée du Pape amènera la lumière, fera connaître notre situation et soutiendra le processus de réconciliation », soulignait au début du mois la Conférence épiscopale de Centrafrique. Comme elle, personne « ni dans l’Église ni au gouvernement » ne s’attend à ce que ce voyage soit reporté ou annulé.

Comme saint François d’Assise en Terre Sainte

« Chrétiens comme musulmans attendent beaucoup de sa visite, confirme le père Jean Marius Toussaint Zoumalde, de l’ordre des frères Capucins, prêt à partir pour Bangui, la capitale centrafricaine, où le Pape reste déterminé à effectuer la troisième et dernière étape de son voyage en Afrique, ces 29 et 30 novembre. Le père Zoumalde se trouve à Bouar, dans l’Ouest du pays.

Comme une grande majorité de ses compatriotes, il attend beaucoup de la venue du Pape et de la portée symbolique du geste qu’il fera en ouvrant la porte sainte à la cathédrale de Bangui – une grande première dans un pays du Sud du monde. « Comme saint François, en pleine croisade, lorsqu’il est allé en Terre Sainte, le Pape arrivera ici, dans un pays en guerre, pour apporter des paroles de paix, pour nous dire qu’il est possible de vivre ensemble, chrétiens et musulmans », confie-t-il au Vatican Insider avec beaucoup d’espoir pour l’avenir de son pays encore aujourd’hui divisé par un conflit intercommunautaire qui dure depuis 2013.

La Centrafrique est tombée dans le chaos après la prise du pouvoir par les rebelles musulmans de la Séléka. Cette période avait été suivie de représailles des milices majoritairement chrétiennes anti-Balaka et l’armée française avait dû intervenir dans le cadre de l’opération Sangaris pour mettre fin aux massacres. Mais les affrontements ne cessent pas. Depuis septembre dernier, un nouveau regain de violence aurait fait une centaine de morts, suscitant beaucoup de préoccupations quant à la sécurité du Pape, qui reste déterminé pour l’heure, à aller jusqu’au bout de son voyage, faisant de ce dernier un vrai défi sécuritaire. « Nous prions tous pour ce voyage, et que nous soyons chrétiens ou musulmans nous nous y préparons », poursuit le père Zoumalde.

« Le Pape rompra toutes les barrières »

Le père Jean Marius Toussaint Zoumalde – derrière l’archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, le président de l’Alliance évangélique Nicolas Guérékoyaméné-Gbangou et l’imam Oumar Koubine Layama, qui en ont fait leur combat – est convaincu que le Saint-Père saura faire tomber les barrières de méfiance et de tensions qui divisent les habitants : « Le pape François sait entrer en contact avec tout le monde, il est capable de rompre toutes les barrières que nous, les hommes, nous mettons les uns contre les autres ». Et la communauté musulmane le sait, si bien qu’elle attend elle aussi beaucoup de cette visite et de ses paroles de paix.

D’un côté comme de l’autre, le Pape est vu non pas comme un « homme politique » mais comme « une personnalité internationale neutre », au-dessus des partis, liée à aucun des leaders qui se sont succédé depuis que le général François Bozizé a été déchu de la présidence par un coup d’État des miliciens de la Séléka. Il porte avec lui les signes de cette « réconciliation » qu’ils recherchent. Le père Zoumalde y croit : « »L’arrivée du Saint-Père pourrait aider les gouvernants à changer quelque chose, à mettre un terme à cette très longue transition », conduite par Catherine Samba-Panza, avec les plus grandes difficultés. Encouragée par les espoirs que suscite la visite de François, les autorités de transition se sont lancées dans des gros travaux de restructuration à Bangui, reconstruisant routes, bâtiments et autres structures.

L’ouverture de la porte sainte à la cathédrale de Bangui, le 30 novembre prochain, a fait beaucoup d’effet dans le pays, « alors qu’il existe des églises qui ont plus de 2 000 ans d’Histoire, et que la nôtre en a moins de 200 ans », commente le père Zoumalde. Pour lui, avoir choisi les portes de la cathédrale de Bangui pour ouvrir le jubilé de la Miséricorde est signe que le Pape veut montrer au monde que « l’Église est Une, la seule Église du Christ en marche, sous tant de visages différents ».

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