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Casus Belli : un avion russe abattu par les Turcs

© DMITRIY VINOGRADOV / AFP
2713674 10/07/2015 Russia's Su-24 aircraft takes off from Syria's Hmeimim airbase. Dmitriy Vinogradov/RIA Novosti
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Ce mardi 24 novembre 2015, au matin, la télévision turque diffusait les images d’un bombardier russe tombant en flammes…

NTV et CNN-Türk, deux chaînes d’information turques, diffusaient ce matin les images d’un avion en feu. L’armée turque, qui a fourni elle-même les images, a confirmé dans la foulée qu’elle était bien à l’origine du crash. Elle prétend avoir averti l’avion – qui aurait survolé ses frontières – dix fois en l’espace de cinq minutes.

Côté russe, le ministère de la Défense reconnaît qu’un Soukhoi 24 a bien été abattu, mais au Nord de la Syrie et non au-dessus du territoire turc. Les deux pilotes se seraient éjectés, selon une annonce russe confirmée par les images, turques, de deux parachutes. Ils étaient recherchés par des hélicoptères russes au-dessus du territoire syrien, dans une zone contrôlée par des rebelles turkmènes hostiles à Bachar el-Assad.

Mardi, en début d’après-midi, les images du cadavre de l’un des deux pilotes étaient diffusées par la chaîne d’information Russia Today. Le corps du jeune soldat au visage très abîmé y est exhibé par des rebelles armés criant : « Allah akbar ».

Tension turco-russe

Cet épisode porte à son plus haut des tensions entre la Russie et la Turquie qui ont des intérêts opposés en Syrie. Vendredi 9 octobre, un drone russe avait déjà été abattu par la défense antiaérienne turque au-dessus de son territoire. Le 3 octobre, un avion russe avait été intercepté alors qu’il dépassait la frontière syro-turque, sans subir de tir. Enfin, la diplomatie turque s’est plainte à plusieurs reprises du fait que les Russes mènent des bombardements contre des rebelles turkmènes qu’elle considère comme des compatriotes. Cette fois, la vie d’un pilote russe est en jeu, et la perte de son coéquipier et de cet avion représente un camouflet pour la Russie.

Le président Vladimir Poutine a déclaré que c’était « un coup dans le dos des complices du terrorisme », avant d’ajouter : « Nos pilotes et notre avion ne menaçaient pas la République turque ». Le chef d’État russe a en outre souligné que cet « événement tragique » aurait « des conséquences sérieuses pour les relations russo-turques ».

Un pays de l’Otan abat un avion russe

Selon les Turcs, l’avion aurait été abattu par la chasse nationale, et plus précisément par des chasseurs F16 de fabrication américaine. De leur côté, les Russes attribuent la perte de leur avion à des tirs depuis le sol. Cette querelle apparemment byzantine à son importance : abattre un avion en combat aérien est plus « honorable », dans la logique guerrière, que d’utiliser des armes antiaériennes depuis le sol…

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