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Mali : Prise d’otages à Bamako

HABIBOU KOUYATE / AFP PHOTO

Malian troops take position outside the Radisson Blu hotel in Bamako on November 20, 2015. Gunmen went on a shooting rampage at the luxury hotel in Mali's capital Bamako, seizing 170 guests and staff in an ongoing hostage-taking that has left at least three people dead. AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE / AFP / HABIBOU KOUYATE

Sylvain Dorient - Publié le 20/11/15

Environ 138 personnes seraient prises en otages à l’hôtel Radisson de Bamako, au Mali. Trois hommes, dont un Français, seraient déjà morts.

Ce matin, 8 h 30, vendredi 20 novembre 2015, soit une semaine après les attentats terroristes qui ont endeuillés Paris, un groupe d’hommes armés à ouvert le feu dans l’hôtel Radisson de Bamako. Le bâtiment abrite surtout des clients étrangers, ce qui en fait une cible privilégiée pour des terroristes. Le responsable de l’hôtel, cité par RFI, parle de trois hommes dotés d’armes automatiques et criant : « Allah Akbar ».

Les musulmans épargnés

Selon une information de l’agence britannique Reuters, plusieurs des otages, capables de réciter des versets du Coran, ont été libérés par leurs ravisseurs. Le bâtiment, où a eu lieu la prise d’otages, a été encerclé par les forces de sécurité malienne, épaulées par les services de renseignements français.

Encore Daesh ?

Les exactions du groupe djihadiste Boko Haram secouent le nord du Mali depuis des années (Aleteia). Et c’est naturellement vers ce groupe, qui a prêté allégeance à l’Etat islamique (Daesh en arabe), que se portent les soupçons. Mais rien n’est moins sûr. Un attentat – de moindre ampleur – avait eu lieu à Bamako le 7 mars 2015, et à l’époque l’attentat avait été revendiqué par le groupe djihadiste Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar, dans un enregistrement audio diffusé par l’agence privée mauritanienne Alakhbar. Bien que le groupe Boko Haram demeure dans les mémoires, il existe une multitude d’autres groupuscules, qui souhaitent – comme l’État islamique – frapper les esprits mondialement. Ce genre « d’actions d’éclat » constituent pour eux une façon d’exister médiatiquement, comme le déplore Jean-Philippe Rémy dans Le Monde.

Assaut et libérations

Un premier assaut du GIGN malien a « pu libérer une dizaine de personnes », selon le porte-parole du ministère malien de la Sécurité intérieure. Il précise que les trois morts – un Français et deux Maliens – déjà déplorés « n’étaient pas des otages » mais ont été exécuté au tout début de l’action terroriste.

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