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Apprends-nous à craindre un unique migrant : le mal qui s’infiltre dans nos esprits

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"Si nous nous laissons aller à la vengeance, nous leur donnons ce qu’ils veulent", par l'abbé Dominique Fabien Rimaz.

La France a été frappée par une vague d’attentats sans précédent dans son Histoire et nous sommes impuissants. Que fallait-il faire ? Que pouvions-nous faire ?

Le Christ Lui-même nous donne la réponse : « Certains démons ne peuvent être chassés que par la prière » (Mc 9, 23). Pleurons nos victimes, analysons les signes des temps et passons à l’action : consolons-nous, réapprenons à nous aimer et prions ensemble, pour que la France et toutes les autres nations se relèvent dans l’Espérance.

Aleteia vous propose de méditer chaque jour de cette semaine le texte d’une prière écrite par l’un de ses contributeurs.

Aujourd’hui, l’abbé Dominique Fabien Rimaz, fondateur du blog Le Suisse Rom@in :

 

La France est le pays des saints.

Depuis nos origines, le jardin de la Création est devenu le jardin de la mort. Nous ressentons cruellement la solitude, l’abandon et l’angoisse. Depuis le meurtre d’Abel le juste par Caïn, nous ne nous sentons plus responsables de la vie de nos frères. La violence aveugle est entrée dans notre monde, dans nos vies. La mal mord notre cœur pour y injecter le venin de la haine.

L’apôtre saint Jacques nous pose la question : d’où viennent les guerres ? Elles naissent d’abord dans nos cœurs, toujours tentés par notre propre fragilité, sans oublier la jalousie du diable, le Prince des Ténèbres.

Le peuple élu, à qui Dieu a parlé en premier, nos frères hébreux, fut toujours une minorité, aimé tendrement par Dieu, choisi car petit. Moïse a vaincu la terreur de l’armée égyptienne par son bâton et sa main étendue vers la mer Rouge. David a remporté la victoire face au géant Goliath par quelques petites pierres.

« Que rien ne te trouble, que rien de t’effraie, tout passe »

Tant de paroles depuis le 13 novembre, jour des attentats de Paris. Les migrants, les étrangers… Apprends-nous à craindre un unique migrant : le mal qui s’infiltre dans nos esprits.

Notre prière s’est envolée vers la Vierge Marie pour chaque personne, pour chaque victime, pour toutes les familles et les amis qui souffrent, qui pleurent. Nous aurions voulu être aux côtés de toute personne morte dans cette violence insoutenable, pour lui offrir un geste d’humanité, de compassion, un dernier souffle d’espoir, une dernière caresse, une ultime prière. Nous nous sentons impuissants, bien petits et démunis. Nous aurions voulu faire écran dans un geste de protection.

Pourtant Marie était là, comme la femme forte, debout au pied de la Croix. Nous sommes certains qu’elle était présente ; elle prie à l’heure de toute mort. Nous perdons espoir, nous nous agitons. Les attentats se poursuivent dans nos esprits par les missiles des images et des mots qui frappent encore nos souvenirs. Notre société de communication, renforcée par les réseaux sociaux, tourne à plein régime. Ils sont à la fois une chance et une tentation, une forme d’addiction.

Sainte Thérèse d’Avila nous avertit : notre imagination est comme la folle du logis, un volcan d’idées, d’images qui s’agitent. Ce bruit incessant est l’ennemi de la vie intérieure. « Que rien ne te trouble, que rien de t’effraie, tout passe. Celui qui possède Dieu ne manque de rien, » disait-elle. « Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit », nous dit saint Ignace de Loyola.

Ce qui trouble ne vient pas de Dieu. Il est un océan de tranquillité et de paix. Le démon fait des vagues, s’agite et pervertit la foi et la religion par le blasphème. Il caricature, il fait son show, il minimise le bien et exagère le mal.

Le mal est provisoire, le bien est éternel

Paris ne s’est pas faite en un jour. La paix se construit par de petits actes au quotidien, par un long et patient travail. Changer le monde n’est pas de notre ressort. Mais travailler avec la grâce de Dieu, à la civilisation de l’Amour, telle est notre vocation. La haine éveille la haine et la guerre nourrit le terrorisme. L’amour, la vraie force, réveille l’amour. Si nous cédons à la peur, les terroristes ont gagné. Si nous nous laissons aller à la vengeance, nous leur donnons ce qu’ils veulent. La violence est une faiblesse. Seul le pardon est une maîtrise de soi.

Seigneur, donne-nous la grâce de changer ce qui est en notre pouvoir, la force d’accepter ce que nous nous ne pouvons pas transformer et la finesse d’esprit pour le reconnaître. Nous ne voulons pas céder au désespoir car l’Espérance vient de Dieu. Le mal est provisoire, le bien est éternel.

Notre vie se déroule entre deux jardins : le premier de Gethsémani, avec Jésus en agonie, Lui qui s’avance vers la victoire de la Vie. Le jardin d’Éden est devenu un cimetière. Cependant, nous marchons vers le second, car notre monde qui tourne s’avance, envers et contre tout, vers le jardin de la Résurrection.

Tags:
prière
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