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L’armée syrienne passe à l’offensive à Alep

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Soutenue par l’aviation russe et des milices iraniennes et libanaises, l’armée arabe syrienne mène une nouvelle offensive, espérant provoquer une rupture dans le front.

C’est la quatrième offensive que mène l’armée arabe syrienne, loyale à Bachar el-Assad, contre les rebelles qui tiennent la moitié d’Alep. Le désenclavement de cette ville, capitale économique du pays, et menacée d’asphyxie depuis trois ans, est une priorité pour le gouvernement syrien. Dès qu’il a disposé d’un appui aérien russe, au mois d’octobre, il s’est donc lancé à sa reconquête.

Rebelles supérieurement armés…

Dès le 6 octobre, une vaste offensive lancée en direction d’Alep permettait à l’armée syrienne de reconquérir plusieurs villages tout proches de la localité d’Al-Hader, point clé au sud d’Alep. Mais par la suite, l’armée devait abandonner une partie du terrain conquis sous la pression des rebelles, notamment ceux affiliés à al-Nosra, qui contrôlent la majorité de la région d’Alep et qui disposent de moyens considérables. Ils ont notamment aligné cet été des chars récents américains de type Abraham M1A, très supérieurs aux chars syriens. Par ailleurs, des factions rebelles ont bénéficié de parachutages américains d’engins antichars filoguidés TOW, capables d’atteindre une cible blindée à 3 500 m de distance. Le 17 octobre, l’Observatoire syrien des droits de l’homme affirmait que des rebelles, présentés comme appartenant à l’Armée syrienne libre, avaient touché dix véhicules syriens.

Rupture du front en vue ?

Selon Xavier Moreau, analyste et écrivain spécialiste de la Russie, l’armée syrienne a terriblement souffert de quatre années de conflit, et n’a été rendue à nouveau apte à l’offensive que grâce à l’action de la Russie. Outre l’action aérienne spectaculaire de l’armée russe, celle-ci se livre depuis le mois de mai 2015 a un ré-encadrement et un réarmement de l’armée syrienne : « Cette armée manque de matériel, de munitions, de cadres ; les Russes ont mené une action discrète mais indispensable pour remettre l’armée syrienne d’aplomb ». De fait, les récents succès syriens autour d’Alep : la prise de l’aéroport de Kweires, le 9 novembre, puis la prise d’Al-Hader le 11, démontrent que l’armée fidèle à Bachar el-Assad a su se réorganiser et reprendre l’ascendant sur ses adversaires. Xavier Moreau parie que « le front rebelle va finir par être rompu ».

L’axe Damas-Alep prioritaire

La critique le plus souvent formulée à l’encontre de l’action syro-russe est qu’elle ne combat pas l’adversaire le plus dangereux, à savoir Daesh. De fait, la région d’Alep est surtout contrôlée par le Front al-Nosra, et l’objectif prioritaire du gouvernement syrien est de reprendre la majeure partie de la Syrie habitée. Elle n’a objectivement pas d’intérêt à mener une offensive à travers le désert, jusqu’au cœur des positions de Daesh, sans avoir d’abord sécurisé le cœur de son pays, à savoir l’axe Damas-Alep. Il faut aussi rappeler que l’aéroport de Kweires a été reconquis aux dépens de l’État islamique : quand des membres de Daesh se trouvent sur le chemin de l’armée syrienne, celle-ci engage bien le combat.

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