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Je n’ai pas prié pour les victimes, aujourd’hui j’ai prié pour toi

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"J’ai demandé au Seigneur de venir nous aider à te pardonner, cher terroriste."

J’ai 18 ans et je suis catholique. Aujourd’hui, comme tout les lundis, en sortant de la fac, je suis allé boire un café en terrasse. Rien d’extraordinaire à vrai dire. Le café n’avait pas changé de goût depuis la semaine dernière, la serveuse n’avait pas changé de sourire et les habitués n’avaient pas changé de table. Comme tout les lundis, je sors le journal de la veille presque machinalement de ma sacoche et lis en diagonale les gros titres.

Mais je ne reconnais plus le quotidien que je feuillette chaque semaine. Son logo est en berne, sa une est barrée du titre : « Le Chagrin et la Colère ».

Que faire ?

Une photo d’un homme, en pleurs devant un bouquet de fleurs, des bougies et un drapeau français, fait la une. Un homme, des pleurs, du chagrin, de la colère, des morts, des innocents, des blessés, je n’ai plus envie de lire. Je range mon journal, j’avale mon café, je paie. Pour la première fois de l’année, je quitte plus tôt que d’habitude cet endroit où j’ai pris coutume de lire mon journal en toute quiétude.

Que faire ? Rentrer chez moi comme la préfecture nous l’a conseillé ? Non. Je décide de marcher vers un lieu qui m’est familier et précieux dans mon cœur. Après cinq minutes de marche m’y voilà.

Ce lieu, c’est ma paroisse, ma seconde maison, celle du Seigneur. J’entre. Tiens, il y a du monde. Je me faufile, en silence, vers l’autel dédié à la Sainte Vierge. Plus de place. La seule restante est un prie-Dieu, devant l’autel de sainte Rita, la patronne des causes désespérées.

Me revient à l’esprit un passage de l’Évangile de saint Matthieu : « Mais moi, je vous le dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent […] ».

Je n’ai pas prié pour les victimes…

Alors me vient une idée. Je n’ai pas prié pour les victimes, ni pour les familles endeuillées ou encore pour le salut de ma belle Patrie. Aujourd’hui j’ai prié pour toi. J’ai prié sainte Rita pour qu’elle nous vienne en aide pour te pardonner. Je l’ai priée pour que les Français te pardonnent. J’ai prié pour que les familles des victimes puissent un jour te pardonner, pardonner ton acte injustifiable et tout simplement barbare. J’ai demandé au Seigneur, avec l’aide de toute ma foi, de venir m’aider, de venir nous aider à te pardonner. Je l’ai priée de te bénir et de faire descendre la Grâce de l’Esprit Saint sur toi.

J’ai prié la Sainte Vierge Marie de veiller sur toi. Je lui ai demandé de répandre sur toi son Amour. De te faire comprendre que nous sommes sur Terre pour aimer et non pour tuer. De te faire comprendre la gravité et la stupidité de ton acte. Prié pour que tu comprennes qu’aucun homme, peu importe qui il est, d’où il vient, en quoi il croit et les idées qui l’animent, ne mérite de mourir juste parce qu’il voulait passer du bon temps avec ses amis.

« Si deux d’entre vous s’accordent pour demander quoi que ce soit… »

Puis, je me rappelle d’un second passage de l’Évangile selon saint Matthieu : « Si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les Cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ».

Et j’ai prié pour ne pas être le seul catholique à prier pour ton pardon. J’ai prié pour tu apprennes à accepter le pardon des autres, ce que ton idéologie ne t’a pas appris. Toi, qui comme moi, as vécu en France, as une famille, puisse le Seigneur Jésus Christ te remettre dans le droit chemin. Qu’Il t’apprenne le sens de l’amour et de la fraternité qui nous lie tous.

Car oui, tu n’as pas fait exploser la société française, tu l’as ressoudée. Tu n’as pas fait croître le racisme, tu vas l’éradiquer. Tu n’as pas tué notre foi, tu l’as ressuscitée.

Pour finir, j’aimerais te citer ces quelques mots de Mère Teresa :

La vie est beauté, admire-la,
La vie est félicité, profites-en,
La vie est un rêve, réalise-le,
La vie est un défi, relève-le,
La vie est un devoir, fais-le,
La vie est un jeu, joue-le,
La vie est précieuse, soigne-la bien,
La vie est richesse, conserve-la,
La vie est amour, jouis-en,
La vie est un mystère, pénètre-le,
La vie est une promesse, tiens-la,
La vie est tristesse, dépasse-la,
La vie est un hymne, chante-le,
La vie est un combat, accepte-le,
La vie est une tragédie, lutte avec elle,
La vie est une aventure, ose-la,
La vie est bonheur, mérite-le,
La vie est la vie, défends-la.

J’espère, cher terroriste, que ces quelques mots te parviendront, pour que tu te rendes compte que la haine et la mort ne sont pas la solution.

Un jeune catholique qui tente de pardonner

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