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Appréhender la douleur comme une expérience à traverser

Anne-Laure Baulme - Publié le 16/11/15

Apprendre, changer, grandir ; voilà "l’affaire d’une vie".

« L’affaire d’une vie » est le nom de cette association qui propose des activités centrées sur l’énergie vitale qui organise chaque semaine des groupes, des ateliers, des stages, des conférences et des rencontres ; à chacun sa porte d’entrée !

Et si la douleur était plus une affaire d’expression que de compréhension ? C’est la conviction d’Aliette de Panafieu, fondatrice de l’association L’affaire d’une vie, psychothérapeute, formatrice et animatrice, qui se décrit comme « agitatrice de vie ». Cette semaine, elle met en avant le thème de la douleur à travers une conférence qui aura lieu ce mardi 17 novembre, intitulée « La douleur ou la vie blessée ».

Pour Aliette de Panafieu une douleur n’est pas un problème auquel il faut apporter une solution. « Une douleur peut être accompagnée de problèmes mais c’est une expérience à traverser » qui est unique et personnelle. Le but de la thérapie proposée est d’abord de mettre un mot sur une douleur et pour cela, l’association met en avant les groupes de parole.

Faire le choix du groupe thérapeutique

Lorsqu’on se rend à ces groupe de développement, le maître mot est l’écoute active : « Écouter ce qui est dit, entendre ce qui ne l’est pas, accueillir la personne qui parle ou ne parle pas ». On peut choisir de partager l’expérience de sa douleur ou simplement se nourrir des autres. Ainsi, le groupe devient un espace « où chacun de nous, d’abord là pour lui-même, bénéficie en outre de tout ce qui se passe pour les autres ».

On ne parle que très peu de l’origine de sa douleur, de ce qui est en est la cause, mais plus de la manière dont elle se manifeste, de ce qu’elle nous fait faire. Pour cela, le « pourquoi » est interdit, les tabous aussi, « on s’exprime en toute confiance et en toute liberté ».

Aliette de Panafieu décrit le groupe comme « un monde miniature » où force est de reconnaître que nos difficultés sont en nous et non chez les autres. Selon la psychologue, l’essentiel dans un processus de croissance, est de passer du stade où l’on se retrouve seul face à son intelligence à une expérience émotionnelle de la relation. « C’est seulement lorsque l’accompagnement entraîne de profondes émotions, qu’il devient force de changement efficace. » Et c’est dans le groupe qu’il peut y avoir expérience sans réserve de ces émotions. « Ainsi, changer dans le groupe, c’est changer dans la vie. »

Trouver ce pour quoi je suis fait et prendre des risques pour y parvenir

Au-delà de l’expression d’un mal intérieur, l’association va plus loin en aidant chacun à retrouver son énergie, de la renouveler ; autrement dit, ce qui nous donne envie de faire des choses nouvelles, ce pourquoi nous sommes prêts à prendre des risques. Le but est de « développer ce qui est très peu développé dans notre société, ce qui n’est pas appris à l’école », de « sortir de la pensée unique ». « Il m’est essentiel d’accueillir chacun pour lui-même, avec ses émotions, ses doutes, ses convictions et son regard singulier sur le monde », confie Aliette de Panafieu.

Pour cela, elle a mis en place des ateliers visant à faire ressortir la créativité de chacun. Selon leurs besoins, les participants trouvent dans cet « espace de sécurité » ce qui a pu faire défaut dans leur histoire : modèles, entraînement, limites ou permissions nécessaires à l’élaboration de la cohérence intérieure.

Tags:
souffrance
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