Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

À Raqqa, la France brise la vitrine de l’État islamique

Wikimedia / Pascal Subtil
rafale charles de gaulle
Partager

L'aviation française a mené le premier raid sur la "capitale" de Daesh depuis les attentats de vendredi dernier.

L’aviation française vient de commencer le bombardement de Raqqa. Cette attaque – qui présuppose l’accord de la Russie – se présente comme la première attaque sérieuse contre le cœur de l’État islamique. Et ce, moins en raison de l’ampleur des frappes, que de leur caractère symbolique.

Raqqa se présente comme le poste de commandement central de l’État islamique. Ancienne base d’entraînement et de planification des opérations, Raqqa sert de carrefour pour le trafic des armes entre les provinces d’al-Anbar et de Ninive avec la Syrie. Toute éradication de l’État islamique suppose la destruction de ses installations militaires. Un raid blindé y suffirait, mais cela supposerait un consensus de la communauté internationale ce qui n’est naturellement pas le cas.

Raqua, laboratoire de l’islamisme radical

Toutefois, Raqqa, est davantage qu’un poste de commandement. Il s’agit d’un véritable laboratoire de l’islamisme radical. La violence y est chaque jour réinventée et surtout mise en scène. Lors de l’annonce du califat, une grande fête y fut organisée en plein air. Y participaient des convaincus, des curieux, des jeunes et surtout des militants. Des propagandistes animaient la soirée ponctuée d’acclamations et de chants : « Ô Abû Bakr al-Bah, tu terrifies tes ennemis, de superbes vierges ont été appelées, enrôle-moi comme martyr ». À Raqqa sont exhibées les armes modernes de l’État islamique lors de défilés grandioses.

Mais cette ville est également un centre de détention et d’exécution : le 1er mai 2014, sept personnes y furent crucifiées publiquement, devant des enfants et des passants qui prenaient la scène en photo. Si Raqqa représentait depuis plus d’un an la vitrine du crime impuni, celle-ci a été brisée ce soir.

Pour aller plus loin : Olivier Hanne et Thomas Flichy de La Neuville, L’État islamique, anatomie du nouveau Califat, Bernard Giovanangeli, 2015

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]