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« Chacun a le droit aux trois ‘T’ : un travail, un toit, une terre »

« Notre ami à Rome », la couverture du journal de rue néerlandais qui a publié l'entretien du Pape avec un ancien SDF © Straatnieuws
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Extraits de l’interview accordée par le Pape au journal de rue hollandais Straatnieuws.

Le pape François a accordé un entretien à un ancien SDF, vendeur du journal de sans-abris Straatnieuws à Utrecht aux Pays-Bas, qui a été accueilli avec une délégation le 27 octobre dernier à Sainte-Marthe. Cet entretien, publié jeudi 5 novembre dans plusieurs journaux de rue, a été reproduit par le bureau de presse du Saint-Siège.

 

Straatnieuws : Nos interviews commencent toujours par une question sur la rue où a grandi la personne interviewée. Quels souvenirs en avez-vous ?
Pape François : De l’âge d’un an jusqu’à mon entrée au séminaire j’ai toujours vécu dans la même rue. C’était un quartier modeste de Buenos Aires. Il y avait une petite place où nous jouions au foot (…). Mon père travaillait dans une usine à 100 m. Il était comptable. Mes grands-parents habitaient à 50 m. Tout était à quelques pas. Je me souviens du nom des gens (…).

Comment est né votre engagement envers les pauvres ?
Une femme venait chez nous pour aider ma mère dans les tâches ménagères (…), ils étaient très pauvres. Je me suis toujours souvenu de cette femme. Sa pauvreté me touchait. Nous n’étions pas riches mais nous arrivions à la fin du mois (…). Eux, ils manquaient des choses nécessaires (…). Un jour, elle m’a donné une médaille du Sacré Cœur de Jésus que j’emmène partout avec moi. (…). Ainsi je pense à elle chaque jour et à ses souffrances (…).

Quel est le message de l’Église pour les sans-abri ?
Jésus est venu au monde sans maison, pauvre. Dans les mouvements populaires on travaille avec trois « t », travail, toit et terre. L’Église prêche que chacun a le droit à ces trois « t ».

Vous demandez souvent de l’aide pour les pauvres et les réfugiés. Ne craignez-vous pas qu’une forme de lassitude apparaisse dans les mass-médias et dans la société ?
(…) Je ne la crains pas. Je dois continuer de parler des vérités et de comment sont les choses (…) c’est mon devoir.

Quelle attitude doit avoir l’Église pour être influente et en même temps rester en dehors des jeux politiques ?
Tout d’abord, l’Église doit dire la vérité et témoigner de la pauvreté. Si un croyant parle de pauvreté et des sans-abri tout en vivant une vie de pharaon, c’est impossible (…). Ensuite, les accords avec les gouvernements sont possibles mais ils doivent être clairs, transparents. Nous gérons cet immeuble mais les comptes sont contrôlés pour éviter la corruption. Car la tentation de la corruption est toujours présente dans la vie publique, qu’elle soit politique ou religieuse (…).

Pensez-vous que jusqu’ici vous avez pu obtenir un changement de mentalité, dans la politique par exemple ?
Je ne sais pas. Je sais que certains ont dit que j’étais communiste. Mais ce sont des gens un peu vieux jeu (rires).

Vous vous sentez libre au Vatican ?
Deux jours après mon élection, je suis allé prendre possession de l’appartement du pape dans le Palais Apostolique. (…) Il m’a fait l’impression d’un entonnoir à l’envers : grand mais avec une petite porte. Cela signifie être isolé. (…) J’ai donc demandé à rester ici, à Santa Marta. Et cela me fait du bien parce que je m’y sens libre.

Le contact avec les gens vous manque ?
Non car les gens viennent ici. Le mercredi je vais sur la place pour l’Audience générale, et parfois je vais dans une paroisse (…).

En tant que Pape et évêque de Rome, ressentez-vous parfois la pression de vendre les trésors de l’Église ?
Ce ne sont pas les trésors de l’Église, mais de l’humanité (…). Nous avons commencé à vendre des choses qui me sont offertes (…) et les recettes vont aux pauvres. (…) Les biens immobiliers de l’Église sont nombreux, mais nous les utilisons pour les structures de l’Église et pour les nombreuses œuvres dans les pays qui en ont besoin (…).

Peut-on imaginer un monde sans pauvreté ?
C’est ce que je souhaite. Nous devrions lutter dans ce sens. Mais je suis croyant et je sais que le péché est toujours en nous (…), ainsi il me semble difficile d’imaginer un monde sans pauvreté (…) mais nous devons toujours lutter, toujours.

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